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Poutine rejette l'option militaire en Iran et parle avenir personnel

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a rejeté toute option militaire vendredi contre l'Iran, un scénario "inacceptable" et "dangereux" selon lui, tout en appelant Téhéran à faire preuve de "retenue" dans son programme nucléaire.

Passant en revue les grands sujets internationaux, il a aussi montré qu'il gardait un oeil sur la politique étrangère et n'a rien exclu pour son avenir politique, même s'il a cédé son fauteuil présidentiel à Dmitri Medvedev en 2008.

"Les Iraniens doivent faire preuve de retenue sur leur programme nucléaire", a déclaré M. Poutine en recevant pendant plus de deux heures des experts et journalistes étrangers du groupe dit de Valdaï, à sa résidence de Novo-Ogarevo près de Moscou.

Au même moment, les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) jugeaient les dernières propositions iraniennes insuffisantes et appelaient à une réunion avec Téhéran dès que possible.

Parallèlement, l'option militaire, avec de possibles frappes de sites nucléaires iraniens, n'a jamais été écartée, notamment par l'Etat hébreu, qui redoute comme les Occidentaux de voir Téhéran accéder un jour à l'arme nucléaire.

"Ce serait très dangereux, inacceptable, cela mènerait à une explosion du terrorisme, augmenterait l'influence des extrémistes et je doute beaucoup, quel que soit celui qui procède à ces frappes, qu'elles atteignent le but fixé", a rétorqué M. Poutine.

"Avec l'Iran, ces méthodes ne permettront pas d'atteindre le but recherché. Il faut continuer le dialogue", a-t-il insisté.

Les rumeurs de visite secrète du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lundi dernier à Moscou et la mystérieuse épopée du cargo Arctic See, soupçonné par certains médias d'avoir contenu des armes russes à destination de l'Iran, ont relancé les spéculations sur une attaque.

Ajoutant au suspense, M. Poutine a botté en touche à propos d'un éventuel déplacement secret de M. Netanyahu, lançant de façon laconique en riant : "On ne parle que de faits avérés".

Israël tente depuis des années de convaincre Moscou de ne pas fournir à l'Iran un système de défense anti-aérien S-300 qui pourrait être déployé autour des installations nucléaires iraniennes.

Très à l'aise, souriant, plein de répartie, M. Poutine s'est montré plus sec sur les Etats-Unis ou la timidité des Européens, selon lui, dans leur relation avec la Russie.

"Nous sommes d'un optimisme mesuré", a-t-il dit concernant le réchauffement des relations avec Washington depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche.

Laissant toutes les options ouvertes, alors que certains le soupçonnent de vouloir revenir au Kremlin, M. Poutine a assuré qu'il n'y aurait "pas de concurrence" entre le président Dmitri Medvedev et lui à la présidentielle de 2012.

"Selon la réalité du moment, nous ferons une analyse et nous prendrons une décision", a-t-il lancé.

Concernant la réalité du pouvoir en Russie, dont il continue à apparaître comme l'homme fort, "nous n'avons rien à prouver à personne", a-t-il dit, avant d'ajouter : "C'est le président qui est à la tête de la Russie"

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a rejeté toute option militaire vendredi contre l'Iran, un scénario "inacceptable" et "dangereux" selon lui, tout en appelant Téhéran à faire preuve de "retenue" dans son programme nucléaire.
Passant en revue les grands sujets internationaux, il a aussi montré qu'il gardait un oeil sur la politique étrangère et n'a rien exclu pour son avenir politique, même s'il a cédé son fauteuil présidentiel à Dmitri Medvedev en 2008.
"Les Iraniens doivent faire preuve de retenue sur leur programme nucléaire", a déclaré M. Poutine en recevant pendant plus de deux heures des experts et journalistes étrangers du groupe dit de Valdaï, à sa résidence de Novo-Ogarevo...