Un projet mis en place à l'initiative de Marie Caresmel, conseiller municipal de la ville de Rambouillet, qui voue depuis toujours un intérêt enthousiaste pour le pays du Cèdre.
« Beyrouth ayant été nommée par l'Unesco "Capitale mondiale du livre 2009", l'équipe municipale de Rambouillet a voulu témoigner de son amitié pour ce pays "résistant" en organisant un événement qui permette de mieux le faire connaître aux Rambolitains », indique la jeune femme - à Beyrouth pour quelques derniers contacts - qui avoue être « extrêmement touchée par tout ce par quoi est passé le Liban, depuis les années de guerre jusqu'à la période noire qui a suivi la révolution du Cèdre ».
Poursuivant : « J'avais lu L'école de la guerre et Le roman de Beyrouth d'Alexandre Najjar et j'avais rencontré cet auteur lors d'une séance de dédicace à Paris. Je l'ai donc tout naturellement sollicité pour m'aider à sélectionner des artistes et intellectuels représentatifs de la scène culturelle et artistique libanaise. D'autant que nous voulions que toutes les disciplines soient au programme de ce festival aussi bien la littérature que la scène, le cinéma, la musique ou la photo. »
La programmation de qualité mise en place a immédiatement séduit Gérard Larcher, maire de Rambouillet et président du Sénat français, qui a accordé son aval à ce projet. D'autant que « Gérard Larcher est lui-même un grand ami du Liban », signale Christophe Mabin, directeur de la communication de la mairie de Rambouillet, qui rappelle que le maire et sénateur français avait déjà monté, 20 ans plus tôt, une opération d'aide au Liban.
« Ce festival, qui se déroulera dans plusieurs lieux de la ville, s'adresse à toutes les couches de la population. Certaines activités, comme les spectacles de contes ou les "masterclass" de musique du oudiste Charbel Rouhana, une conférence donnée par Alexandre Najjar ou encore la projection du film Le cerf volant de Randa Chahal, par exemple, se dérouleront dans des écoles, des collèges et des lycées. Tandis que le volet adulte, qui comprend, outre des spectacles, expositions et concerts, des conférences et tables rondes autour de thèmes aussi éclectiques que "La poésie et le roman contemporains", "Les libertés publiques" ou encore "L'état de la francophonie au Liban", sera réparti entre les salles de conférence du Relays du château, la médiathèque, le conservatoire et des salles de théâtre et de cinéma. ».
Des conférenciers de haut vol
Parmi les conférenciers participant à ce festival, des « pointures intellectuelles », à l'instar de Joseph Maïla, Ghassan Salamé, Amin Maalouf, Georges Corm, Farouk Mardam Bey, Antoine Sfeir et Ziad Majed. Des journalistes d'envergure, comme Robert Solé, Issa Goraïeb, Michel Hajji-Georgiou, May Chidiac, Fifi Abou Dib...Et de grandes plumes littéraires, dont Élias Khoury, Jabbour Douaihy, Charif Majdalani, Rachid el-Daïf, Alexandre Najjar et, du côté français, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Daniel Rondeau, Richard Millet, Henry Laurens, Olivier Rollin...
Sans oublier, côté musique, le récital que donnera, en clôture de ce festival, le pianiste libanais de renommée internationale Abdel Rahman el-Bacha.
Un calendrier des activités sera communiqué, de manière plus détaillée, dans ces mêmes colonnes, ultérieurement. Toujours est-il que par cette manifestation d'envergure, les organisateurs ont voulu mettre l'accent sur « l'âme du Liban qui s'exprime à travers les réalisations de ses artistes et intellectuels ». « Car on voit bien que c'est la vivacité de la culture libanaise qui garantit à ce pays, si souvent en confrontation avec la mort, la désolation et la guerre, sa survivance », soutient Christophe Mabin. Qui, de concert avec Marie Caresmel, assure que « ce festival du Liban à Rambouillet ne restera pas un événement isolé. On pense déjà à des manifestations ultérieures. Un jumelage avec une ville libanaise est même envisagé ». Informations à suivre...


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