Bernard Fattal a quitté ses parents, ses proches, ses amis, ses collègues, les employés du groupe Fattal, les milieux d'affaires au Liban et dans nombre de pays, trop tôt. Trop subitement. Alors que les projets d'avenir attendaient son dynamisme pour aller de l'avant, non seulement au Liban, mais aussi dans certains pays de la région où il avait étendu ses activités.
C'est sur une voie rapide à trois cents kilomètres du Caire que Bernard Fattal a perdu la vie, à bord de la voiture qui le conduisait chez un ami égyptien pour une partie de chasse. Le véhicule a effectué plusieurs tonneaux, tuant sur le coup l'homme d'affaires ainsi que son vieux compagnon de route, et par ailleurs l'un de ses directeurs, Tony Saadé. Le chauffeur du véhicule a été grièvement blessé.
Né à Beyrouth en 1945, Bernard Fattal a débuté sa vie professionnelle aux côtés de son père, Jean Fattal, fondateur du groupe familial, après avoir effectué des études de sciences économiques à l'Université Saint-Joseph (diplôme obtenu en 1967), puis à l'Université Paris I et à l'Institut d'administration des entreprises de Paris (l'IAE), obtenant un diplôme d'études supérieures en sciences économiques en 1969.
C'est en 1979, à la mort de son père, qu'il prend en charge la direction générale du groupe Fattal. Ce qui ne l'empêche pas pour autant de poursuivre sa quête du savoir. En 1985, il obtient ainsi un MBA en International Business de l'Université de San Francisco. En 1989, il effectue un séjour au Japon avec la Japanese Management Association. De 1991 à 2001, il effectue également plusieurs séjours aux États-Unis entre la Northwestern University- Chicago (approfondissement des techniques du marketing et de la finance) et à Georgetown University (économie du développement). Et il y a un peu moins de deux ans, en 2007, il obtenait un diplôme de l'Institut Gregory Bateson, à Liège, en communication et changement - l'approche interactionnelle de Palo Alto (thérapie brève).
L'un des membres fondateurs du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprises du Liban (RDCL), il n'a jamais cessé de développer ses sociétés et entreprises. Preuve de son attachement inconditionnel au Liban et signe de sa volonté de toujours offrir un apport substantiel à son pays, il a fondé, il y a cinq ans, une société, al-Wataniya, spécialisée dans l'écoulement de produits fabriqués au Liban, ce qui n'a pas manqué de susciter l'enthousiasme des industriels locaux.
Grand-Croix de Grâce magistrale de l'Ordre souverain de Malte et Grand Officier « pro Merito Melitensi », c'est entre autres par le biais de cette association qu'il assurait souvent son aide aux malades, aux handicapés et aux personnes les plus démunies.


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