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Lifestyle - Tourisme

Au Cachemire, la douceur de vivre reprend peu à peu ses droits

Pour la première fois depuis vingt ans, les trekkeurs étrangers reprennent les chemins escarpés de l'Himalaya.
« Nous adorons cette paix », se réjouit Imtiaz Ahmad, torse nu, interrompant une partie de foot au bord de la rivière Lidder à Pahalgam, situé à une centaine de km de la capitale Srinagar. Des collégiennes, la plupart maquillées et habillées à l'occidentale, flânent près d'un lieu de pique-nique. Des scènes inimaginables aux pires heures de l'insurrection séparatiste. Habitués à vivre dans la peur et à limiter leurs déplacements, les Cachemiris respirent à nouveau le parfum de la liberté avec le déclin de la violence dans cette région à majorité musulmane.
Même si les attaques continuent - l'explosion d'une grenade la semaine dernière à Srinagar a tué deux policiers et blessé une trentaine de personnes -, le nombre d'incidents est tombé à un niveau historiquement bas. Selon les chiffres de la police publiés la semaine dernière, le nombre de meurtres est tombé à un par jour, un record depuis 1989. En 2001, dix personnes tombaient sous les balles chaque jour, et en 1996, au pire moment de l'insurrection, on comptait 13 assassinats quotidiens.
Le Cachemire, une région de l'Himalaya divisée en deux parties, l'une administrée par l'Inde et l'autre par le Pakistan, est secoué depuis 1989 dans sa partie indienne par une insurrection séparatiste islamiste qui a fait plus de 47 000 morts selon les autorités, 70 000 selon les groupes de défense des droits de l'homme.
Les hôtels et autres hébergements touristiques n'arrivent plus à faire face à la demande des touristes locaux et étrangers, venus pour les fameux treks dans l'Himalaya. « La ruée vers Pahalgam est sans précédent », affirme Rouf Ahmad, un responsable du tourisme. Et pourtant, Pahalgam a aussi eu sa part de violence : entre 1999 et 2001, quatre attaques y ont fait 60 morts.
Selon les autorités militaires, le retour au calme s'explique par « le désir de paix des habitants et des tactiques plus efficaces de contre-insurrection ». « De plus en plus de monde nous fournit des informations sur les militants », témoigne un porte-parole de l'armée indienne, J.S. Brar.
Selon des observateurs, il faut aussi considérer l'impact positif du processus de paix entamé entre l'Inde et le Pakistan en 2004, même si l'Inde a suspendu le processus après les attaques terroristes de Bombay en novembre 2008, affirmant qu'elles étaient menées par des militants basés au Pakistan.
« Nous adorons cette paix », se réjouit Imtiaz Ahmad, torse nu, interrompant une partie de foot au bord de la rivière Lidder à Pahalgam, situé à une centaine de km de la capitale Srinagar. Des collégiennes, la plupart maquillées et habillées à l'occidentale, flânent près d'un lieu de pique-nique. Des scènes inimaginables aux pires heures de l'insurrection séparatiste. Habitués à vivre dans la peur et à limiter leurs déplacements, les Cachemiris respirent à nouveau le parfum de la liberté avec le déclin de la violence dans cette région à majorité musulmane.Même si les attaques continuent - l'explosion d'une grenade la semaine dernière à Srinagar a...
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