Le cycliste, âgé de 33 ans, arguant de ne pas avoir en main toutes les pièces de son dossier, a obtenu le renvoi d'un mois de son audition devant le procureur.
Di Luca, qui depuis l'annonce de ses contrôles positifs a toujours affirmé ne pas s'être dopé, a gagné deux étapes du Giro et porté pendant huit jours le maillot rose de leader. Il a mené la vie dure à Denis Menchov jusqu'au dernier jour de l'épreuve dont il s'est classé deuxième, à 41 secondes du Russe.
Il avait subi deux contrôles pendant le Giro, les 20 et 28 mai, lesquels ont tous deux révélé la présence d'EPO Cera (recombinante). Il a été suspendu le 22 juillet à titre provisoire par l'Union cycliste internationale (UCI).
« J'avais dit que dans le cas où ma positivité était confirmée par les contre-analyses (ce qui a été le cas, NDLR), je me retirerai du cyclisme, a poursuivi Di Luca. Mais aujourd'hui, j'ai changé d'avis et je suis convaincu que je réussirai de nouveau à courir un autre Tour d'Italie. »
« Avec mes avocats, nous avons de gros doutes sur les méthodes utilisées lors des contrôles antidopage qui ont débouché sur des contrôles positifs. Avec ces procédures, il y a déjà eu des cas de fausse positivité et je pense que cela peut être le cas pour moi », a-t-il continué, insistant : « Je serai un homme sans cervelle d'utiliser la Cera, qui reste dans le sang et les urines pendant un mois, surtout pendant le Giro. »
La présence d'EPO Cera, établie une première fois par le laboratoire français de Châtenay-Malabry (région parisienne), a ensuite été confirmée par un laboratoire basé à Vienne.
Di Luca, l'un des « golden boys » du cyclisme italien depuis ses débuts professionnels en 1998, a déjà eu maille à partir avec les instances antidopage par le passé.
En avril 2008, le procureur antidopage avait requis deux ans de suspension contre lui après un contrôle « anormal » sur le Giro 2007 qu'il avait remporté. Il avait été acquitté en dernière instance, faute de preuves.
Auparavant, il avait été suspendu trois mois pour son implication dans l'affaire « Oil for Drug », sanctionné pour avoir entretenu des relations avec le Dr Santuccione, son médecin de famille qui était aussi le personnage-clé de cette affaire de dopage datant de 2004.


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