Qualifications
Groupe 4
L'Allemagne, empruntée, est difficilement venue à bout de l'Azerbaïdjan 2 à 0, mais a assuré l'essentiel en consolidant sa première place en tête du groupe 4.
Les vice-champions d'Europe 2008, pourtant emmenés par Michael Ballack et Miroslav Klose, incertains avant la rencontre, ont éprouvé les pires difficultés face à la 139e nation mondiale. Plus véloces, les Azerbaïdjanais ont dominé la première période, profitant des nombreuses hésitations allemandes, comme celle du gardien Robert Enke devant Elvin Mammadov (8). Sur sa première occasion, l'Allemagne ouvrait toutefois la marque grâce à un tir de 25 m de Bastian Schweinsteiger (12). Ce but ne libérait pas les Allemands, toujours aussi malmenés par la vivacité et la qualité technique de leurs adversaires entraînés par une vieille connaissance, Berti Vogts, sélectionneur de l'Allemagne entre 1990 et 1998.
De retour des vestiaires, l'Allemagne dissipait rapidement tout risque de mauvaise surprise, sur une superbe reprise de Mario Gomez, repoussée par la transversale et reprise de la tête par Klose, pour son 45e but en sélection (54).
L'Azerbaïdjan ne désarmait pas, mais ratait le dernier geste malgré une défense centrale allemande très fébrile.
Grâce à ce succès, l'Allemagne compte quatre points d'avance (et un match en plus) sur la Russie, son grand rival pour la qualification directe pour l'Afrique du Sud, qu'elle défiera le 10 octobre dans un match aux allures de finale de ce groupe 4.
Groupe 7
L'équipe de France a fait le service minimum sur le terrain bosselé des Féroé (1-0, but de Gignac) et ne peut se satisfaire que des trois points précieux, car pour le reste, la prestation des Bleus inquiète avant un mois de septembre infernal.
Avec ce résultat, les Français, 2es du groupe 7, reviennent à cinq points de la Serbie, qui a joué deux matches de plus. Mais il faudra montrer autre chose en septembre avec France-Roumanie, le 5 au Stade de France, et surtout Serbie-France, le 9.
Avant que Gignac ne marque enfin le premier but (42e), la copie des Bleus fut bourrée de ratures qui perdurèrent ensuite. Domenech fut même obligé de lancer Ribéry (qui se remet d'une tendinite) à la 65e minute alors que la France restait toujours sous la menace d'un contre !
Gignac (4e sélection, 1re titularisation), une des surprises livrées par Domenech (avec Lloris dans les buts), aura au moins apporté quelque chose avec ce but, qui vaut finalement très cher.
Lloris, en revanche, est passé à côté de son match, heureusement joué contre une indigente 163e nation (sur 203 pays) au classement FIFA.
Titularisé aux dépens de Mandanda (habituel numéro un) pour la première fois en compétition pour sa troisième sélection (après deux amicaux), le gardien de l'OL a sans doute pris de plein fouet la pression liée à sa promotion.
Heureusement pour les Bleus, les Féroé n'avaient pas grand-chose à proposer, mis à part se recroqueviller en défense et donner des coups. Gourcuff peut en témoigner, lui qui goûta quatre fois à la pelouse cabossée dans les sept premières minutes.
Pendant une heure, le 4-2-3-1 français ne fonctionna pas avec Gignac en pointe, soutenu par un trio Anelka, Gourcuff, Malouda. Dans cette disposition, Anelka, à droite, fut trop souvent à contretemps. Avec l'entrée de Ribéry à gauche, Anelka retrouva l'axe et Gignac se décala à droite. Ce fut un tout petit peu mieux.
Mais les Français trouvèrent toujours le moyen de trembler, comme avec ce coup franc d'Olsen (37e), cette tête de Benjaminsen au-dessus juste avant la mi-temps (44e) ou celle de Borg juste à côté à la 90e ! Pas très rassurant avec ce qui les attend en septembre.
Groupe 6
Vainqueurs logiques (3-1) du Belarus, qui a réagi tardivement et voit s'éloigner ses rêves de barrages, les Croates s'emparent seuls de la 2e place, avec trois points d'avance sur l'Ukraine. À noter le doublé du néo-munichois Olic, et la réalisation du Gunner Eduardo, définitivement remis de la blessure qui l'avait tenu éloigné plus d'une année.
Groupe 9
En cartonnant (4-0, doublé de Pedersen) l'Écosse, bloquée à sept points, la Norvège revient dans le jeu et à un point de la 2e place.
Groupe 3
Hôte du très faible Saint-Marin, plus que jamais dernier du groupe, la Slovénie a soigné sa différence de but (5-0, bien lire 5-0). Avec désormais 11 points, les Slovènes, provisoirement 3es, doublent la Pologne et la République tchèque, qui comptent un match en moins. Au passage, le milieu Koren, auteur d'un doublé, multiplie par deux son total de buts internationaux.
Amicaux
L'Am-Sud au trot
Menée et finalement privée de Messi, diminué, l'Argentine a inversé la tendance autour de la pause (3-2) et s'est rassurée en Russie avant d'affronter le Brésil en septembre.
Pays-Bas-Angleterre
L'Angleterre, qui a affiché d'énormes lacunes défensives en première période, s'est ensuite parfaitement reprise pour remonter deux buts et arracher un match nul logique (2-2) face à des Pays-Bas tout aussi fébriles derrière.
Les faiblesses criantes de l'arrière-garde britannique s'affichaient dès la 10e minute, quand Rio Ferdinand lançait involontairement Dirk Kuyt vers le but de Robert Green. Sans état d'âme, l'attaquant néerlandais de Liverpool profitait du cadeau pour faire 1-0.
Seuls Frank Lampard (17e, 25e) et Wayne Rooney (41e, 43e) parvenaient de temps à autre à affoler la défense batave (parfois bien lente elle aussi...) mais sans beaucoup de précision. David Beckham, souvent maladroit, confirmait lui son début de saison hésitant aux Los Angeles Galaxy.
Déjà qualifiés pour le Mondial-2010, les Oranje étalaient lors des 45 premières minutes un jeu offensif convaincant, souvent fait de rapides combinaisons. Et sur une nouvelle bévue de l'axe défensif anglais - une perte de balle de Gareth Barry -, Rafael Van der Vaart profitait d'un travail d'Arjen Robben pour marquer (2-0, 37e). Placé sur une voie de garage au Real Madrid, le capitaine néerlandais ne cachait pas sa joie.
Rentré en jeu à la pause, Jermain Defoe s'illustrait rapidement et profitait d'un bon ballon de Rooney pour rendre des couleurs à son équipe (2-1, 49e).
L'Angleterre faisait alors meilleure impression et prenait nettement le jeu à son compte, tandis que les Oranje perdaient le fil au fur et à mesure des nombreux remplacements.
Defoe, encore lui, profitait d'un centre parfaitement calibré par James Milner pour égaliser (77e). Les Anglais poussaient pour tenter de s'imposer, mais restaient sous la menace de Néerlandais qui se créaient une ultime occasion sur un coup franc de Wesley Sneider (89e).
Le sélectionneur de l'Angleterre, Fabio Capello, pouvait apprécier la fin de match de ses joueurs, par ailleurs largement en tête de leur groupe qualificatif pour la Coupe du monde (7 victoires en 7 rencontres). Mais le mentor italien n'oubliera pas de noter les errances coupables de son arrière-garde en début de match.
Suisse-Italie
Avec une équipe expérimentale, l'Italie, privée de Toni, De Rossi et Gattuso, a été accrochée en Suisse (0-0). Avec Cannavaro et Gilardino, les champions du monde ont fait preuve, comme les Helvètes qui ont touché la barre par Barnetta, d'un cruel manque de réalisme.
Macédoine-Espagne
Menée à la pause (0-2) par la Macédoine et la grâce d'un doublé de Pandev, l'Espagne s'est révoltée en 2e période (3-2) pour éviter en cinq minutes une défaite historique. Torres, Piqué et Riera sont les héros du champion d'Europe.
Groupe 4L'Allemagne, empruntée, est difficilement venue à bout de l'Azerbaïdjan 2 à 0, mais a assuré l'essentiel en consolidant sa première place en tête du groupe 4.Les vice-champions d'Europe 2008, pourtant emmenés par Michael Ballack et Miroslav Klose, incertains avant la rencontre, ont éprouvé les pires difficultés face à la 139e nation mondiale. Plus véloces, les Azerbaïdjanais ont dominé la première période, profitant des nombreuses hésitations allemandes, comme celle du gardien Robert Enke devant Elvin Mammadov (8). Sur sa première occasion, l'Allemagne ouvrait toutefois la marque grâce à un tir de 25 m de Bastian Schweinsteiger (12). Ce but ne libérait pas les...

