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Culture - Rencontre

Le retour réussi de Yasmine Hamdane

Après une absence de la scène libanaise qui aura duré près de huit ans et après avoir mis sur orbite, avec son copilote Mirwais (oui, « the famous producer » de Madonna), un album intitulé « Arabology », Yasmine Hamdane (ex-chanteuse des Soap Kills) va atterrir demain soir au Festival de Byblos 2009.
Yasmine Hamdane est décidément étourdissante. La rengaine « wahad, tnen, tleteh... sitteh w sitteh tna3ch » (qui passe en boucle à la télé pour annoncer son concert à Byblos, demain soir) s'empare inexorablement de votre tête pour y effectuer un tourbillon hallucinogène. À l'hôtel Le Bristol où elle donne des interviews à la chaîne, la sculpturale brune plane comme un électron libre au milieu d'une publiciste, d'un représentant de sa maison de disque, et d'un dossier de presse bien alimenté. Il faut avouer que le lancement de cet album - fruit d'une heureuse collaboration entre la libanaise et le producteur français d'origine afghane - a déjà bénéficié en France d'un buzz inouï, résultat d'un plan marketing bien ficelé. Les revues de presse sont dithyrambiques. L'album Arabology a ainsi été qualifié de « choc électro-pop », d'« ovni musical vibrant et résonnant comme une apologie arabisante... » ou encore du « projet le plus extravagant actuellement de la planète électro-pop. »
La deuxième moitié du projet YAS, Mirwais Ahmadzaï, est connue pour être l'ex-compositeur du groupe Taxi Girl puis, plus récemment, pour avoir été sélectionné par le magazine Esquire comme l'un des cinq producteurs les plus prestigieux du moment avec Dr Dre ou Timbaland, rien que cela. Il est notamment l'homme derrière lesa trois albums de Madonna entre 2000 et 2005.
C'est après avoir écouté les maquettes de la chanteuse libanaise, que le fameux Mirwais a décidé de partager avec elle le projet YAS. Objectif : effectuer un savant dosage entre de la danse électro-pop occidentale et l'apport de la langue arabe. Elle compose et chante ses propres chansons en arabe. Lui fait ses bidouillages électro, mais il les fait si bien !
Résultat : une musique recherchée, travaillée dans ses moindres recoins et une parole tout aussi méticuleusement choisie, pour ses sonorités, ses tournures et ses accents. Car Yasmine est apparemment une maniaque des mots. Ses phrases sont fluides mais prononcées avec une lenteur calculée, les mots sont suggérés avec les mains, les yeux, l'intonation. Le tout débordant de sensualité. De « mehen », comme on dit en bon libanais. Il en résulte une pop charnelle, expérimentale, ondulante et fascinante qui n'a rien d'une world-music ou de musique dite de « fusion », des labels que Yasmine dit « ne pas aimer ». La brune piquante défend avec passion un album qui risque d'en dérouter plus d'un. Tubes clubbing (Get it right), incursions rap (Coit me), ballades (Ma Rida) ou encore le délicieux Ezza : le tout en libanais, koweïtien, égyptien et palestinien. Avec des mots qu'elle semble être la seule à comprendre.

Demain également
À l'affiche également de cette soirée labellisée « jeune » : un solo piano de Gonzales et le duo Coco Rosie.
Cette soirée, dont le prix est fixé à 60 000 LL, débutera à 20h00, avec Gonzales, auteur, compositeur, interprète de ses morceaux, également pianiste de formation classique et accessoirement producteur pour d'autres chanteurs. Gonzales produit une musique électro-pop volontairement « cheap » et humoristique, un « cabaret dada » avec des textes faussement naïfs et dérisoires, versant parfois dans une parodie de hip-hop. Pour les anecdotes, signalons qu'il interprète les mains de Serge Gainsbourg dans le film Gainsbourg : vie héroïque, de Joann Sfar. Et, ensuite, qu'il vient de battre le record mondial du plus long concert en jouant 27 heures d'affilée.
À 21h30, c'est CocoRosie, un groupe nord-américain de psyché folk, qui prendra la scène. Se partageant entre l'Amérique et Paris, ce duo formé par des sœurs en apparence un peu cintrées (mais fort talentueuses) pratique un mélange de folk - le leur étant qualifié de « freak folk » -, de hip-hop, d'électro et même de classique. Bianca et Sierra Casady, fausses siamoises qui se moquent de tous les genres et de toutes les étiquettes, bâtissent un univers fait de bruits d'eau, de casseroles ou de jouets pour enfants.
À 22h00, place à YAS.
Yasmine Hamdane est décidément étourdissante. La rengaine « wahad, tnen, tleteh... sitteh w sitteh tna3ch » (qui passe en boucle à la télé pour annoncer son concert à Byblos, demain soir) s'empare inexorablement de votre tête pour y effectuer un tourbillon hallucinogène. À l'hôtel Le Bristol où elle donne des interviews à la chaîne, la sculpturale brune plane comme un électron libre au milieu d'une publiciste, d'un représentant de sa maison de disque, et d'un dossier de presse bien alimenté. Il faut avouer que le lancement de cet album - fruit d'une heureuse collaboration entre la libanaise et le producteur français d'origine afghane - a déjà bénéficié en...
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