Au sprint, Cavendish s'est imposé une nouvelle fois, même si sa domination est apparue moins nette dans cette arrivée en montée.
Sur la ligne, le Britannique de l'équipe Columbia a devancé l'Américain Tyler Farrar et le champion du Belarus Yauheni Hutarovich.
L'Espagnol Oscar Freire, trois fois champion du monde et maillot vert du Tour 2008, a pris la quatrième place devant le Norvégien Thor Hushvod qui a essayé en vain de surprendre Cavendish en lançant le sprint.
Lloyd Mondory, premier Français, s'est classé huitième devant William Bonnet.
Sur ce parcours ensoleillé de 192 kilomètres, le Belge Johan Vansummeren et le Polonais Marcin Sapa, échappés vers le 25e kilomètre, ont ouvert la route jusqu'à 5 kilomètres de l'arrivée.
Maxichutes
Le duo, formé par le plus grand coureur par la taille (1,97 m) et le seul Polonais du Tour, a compté une avance maximale de 4 min 35 sec (km 41). Mais le peloton, mené par les équipes Columbia (Cavendish) et AG2R (Nocentini), s'est rapproché à 1 min 20 sec à une trentaine de kilomètres de Saint-Fargeau.
Dans le final, les hommes de Cavendish ont contrôlé la course pour emmener dans les meilleures conditions la terreur des sprints.
Deux chutes collectives, qui ont concerné de nombreux coureurs, se sont produites en début d'étape. Nocentini s'est retrouvé à terre mais a pu remonter très vite sur le vélo.
« Je n'avais rien de grave, je suis reparti tranquillement », a déclaré l'Italien, en jaune depuis la 7e étape (Arcalis).
Le Portugais Rui Costa, l'Espagnol David Arroyo, l'Italien Daniele Righi et le Russe Vladimir Efimkin, entaillé notamment au visage, ont été apparemment les plus touchés dans ces maxichutes. Ils devraient passer des radiographies après la course.
« J'aime la France »
Depuis le départ de Monaco, il s'est imposé à Brignoles (2e étape), où Farrar avait déjà pris la deuxième place, la Grande-Motte (3e) et Issoudun (10e).
Le coureur de l'île de Man a repris à Hushovd le maillot vert du classement par points après l'arrivée à Saint-Fargeau, la plus petite ville d'arrivée de ce Tour.
« La montée n'était pas trop raide, a estimé Cavendish. On s'est adapté au terrain. On a lancé le sprint un peu plus tard que d'habitude. Je suis parti aux 150 mètres, au lieu des 250 ou 300 mètres comme je le fais habituellement. »
Le jeune Britannique s'est exprimé aussi sur les sentiments antifrançais qui lui étaient prêtés. « Pas du tout, a-t-il réagi. Je fais un gros effort pour apprendre le français. C'est un pays que j'aime. »
Classement inchangé
Cavendish, 24 ans, compte désormais 8 succès d'étape dans le Tour, auquel il participe pour la troisième fois, et a repris à Hushovd le maillot vert du classement par points. « La montée n'était pas trop raide, a estimé Cavendish. On s'est adapté au terrain. On a lancé le sprint un peu plus tard que d'habitude. » L'année passée, il avait aussi gagné quatre étapes, en 13 jours de course, avant d'abandonner au pied des Alpes.
Le haut du classement général, avec l'Espagnol Alberto Contador à 6 secondes de Nocentini (et Lance Armstrong à 8 sec), est resté inchangé.
Au départ de Vatan, le jury des commissaires avait rectifié le classement de l'étape précédente en supprimant les 15 sec séparant les deux parties du peloton à Issoudun et en redonnant ainsi cette différence aux coureurs lésés (entre autres, Leipheimer et Wiggins).
Aujourd'hui, la 12e étape relie Tonnerre à Vittel sur un parcours de plaine de 211,5 kilomètres.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine