Sayegh. Mme Sison s'est abstenue de toute déclaration à l'issue de la réunion.
De son côté, le président Gemayel a dénoncé une nouvelle fois, dans une déclaration au terme de l'entretien, l'impact politique des armes du Hezbollah. Soulignant que certaines factions du 8 Mars font allusion implicitement à une possible opération semblable à celle du 7 mai 2008 (l'offensive du Hezbollah et des milices prosyriennes contre Beyrouth-Ouest) si la majorité n'accepte pas les conditions de l'opposition, le président Gemayel a déclaré sur ce plan : « L'arsenal militaire aux mains d'une certaine faction des Libanais représente un moyen de pression politique. Ces armes revêtent une dimension politique. Si cet arsenal n'a pas un caractère politique, comme le prétendent certaines parties, il faudrait alors que le jeu démocratique suive son cours normal et que l'on abandonne le langage de l'intimidation et de la pression. Que l'on laisse ainsi le Premier ministre désigné former le gouvernement sur la base du résultat des élections législatives et dans un esprit de participation et d'entente nationale. »
Après avoir souligné la nécessité de dissocier la formation du gouvernement du contexte régional, le président Gemayel a déclaré : « En dépit de la pression des armes et de l'argent pur (allusion aux moyens financiers dont dispose le Hezbollah), nous avons gagné les élections. Nous ne cherchons pas à monopoliser le pouvoir exécutif. Ce que nous réclamons, c'est une participation (du 8 Mars au gouvernement) loin de tout blocage, et dans le respect du système démocratique et du résultat des élections qui ont donné la majorité au 14 Mars. Nous devons donc tous coopérer afin de former un gouvernement qui puisse donner satisfaction aux citoyens qui ont voté en faveur d'options nationales bien précises. Nous devons respecter un tel choix et donner la possibilité à la majorité de réaliser ces objectifs. »


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