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Ambassade britannique à Téhéran : Brown lance un avertissement à l'Iran

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a lancé un avertissement lundi à l'Iran, affirmant que les Européens étaient prêts à prendre des mesures "ensemble" en réponse aux détentions d'employés de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran.

"Si cette action se poursuit et que nous sommes obligés d'agir, nous agirons ensemble avec nos partenaires européens", a affirmé M. Brown à Evian (centre-est de la France) au cours d'une conférence de presse commune avec le président français Nicolas Sarkozy à l'issue d'un sommet franco-britannique.

"Nous sommes d'accord sur le fait que le résulat de l'élection iranienne regarde le peuple iranien. Mais les expulsions totalement injustifiées de diplomates et la détention d'employés d'ambassade est inacceptable et injustifiée", a-t-il affirmé.

Gordon Brown avait annoncé le 23 juin l'expulsion de deux diplomates iraniens, en réponse à une décision de Téhéran d'expulser deux diplomates britanniques d'Iran.

"Nous sommes totalement solidaires de nos amis britanniques vis-à-vis des dirigeants iraniens", a martelé pour sa part M. Sarkozy.

Les dirigeants britanniques "peuvent compter sur notre solidarité totale. Nous ferons ce qu'ils souhaitent, nous avons été particulièrement choqués des attaques très injustes, hors de proportion, à l'endroit du gouvernement britannique", a ajouté le chef de l'Etat français.

"Vraiment, le peuple iranien mérite mieux que les dirigeants d'aujourd'hui", a-t-il encore estimé.

Neuf employés locaux de l'ambassade britannique avaient été arrêtés le 28 juin après les manifestations contre la réélection en Iran de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin.

Londres a confirmé lundi qu'un huitième employé de l'ambassade britannique à Téhéran avait été libéré dans la nuit de dimanche à lundi par les autorités iraniennes et qu'un d'entre eux restait encore détenu.

Les autorités iraniennes ont accusé l'ambassade britannique d'avoir dépêché des employés dans les manifestations de l'opposition pour y fomenter des troubles, ce que Londres a démenti avec véhémence.

L'Iran accuse plus généralement les Occidentaux d'avoir organisé la contestation à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad. Les Occidentaux ont démenti, tout en mettant en doute la validité du scrutin et en condamnant la dureté de la répression des manifestants et la vague d'arrestations qui l'a accompagnée.

Les pays de l'UE ont décidé vendredi de convoquer tous les ambassadeurs d'Iran pour protester contre l'attitude de Téhéran à l'égard de la Grande-Bretagne.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a lancé un avertissement lundi à l'Iran, affirmant que les Européens étaient prêts à prendre des mesures "ensemble" en réponse aux détentions d'employés de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran.
"Si cette action se poursuit et que nous sommes obligés d'agir, nous agirons ensemble avec nos partenaires européens", a affirmé M. Brown à Evian (centre-est de la France) au cours d'une conférence de presse commune avec le président français Nicolas Sarkozy à l'issue d'un sommet franco-britannique.
"Nous sommes d'accord sur le fait que le résulat de l'élection iranienne regarde le peuple iranien. Mais les expulsions totalement injustifiées...