Rechercher
Rechercher

Liban

Détenus en Syrie : la FDHDH appelle les députés à respecter leurs promesses

Après l'association Solide et le Centre libanais des droits humains (CLDH) mercredi, c'est la Fondation des droits de l'homme et du droit humanitaire (FDHDH) qui a réagi à l'information selon laquelle 23 détenus libanais avaient été libérés des prisons syriennes.
La FDHDH a indiqué que les rumeurs de cette libération couraient déjà depuis un certain temps et que cela est en grande partie lié à la saison électorale, certains députés et candidats étant intervenus auprès de Damas à cette fin. Cependant, la FDHDH a précisé que ces 23 prisonniers sont des détenus de droit commun et qu'ils ne sauraient être assimilés aux détenus libanais dont le Liban réclame la libération. Il s'agit là d'une « manipulation », a estimé la FDHDH, appelant à bien dissocier la question des détenus « politiques » et des prisonniers de droit commun, ainsi que le dossier des détenus dans les geôles syriennes de celui des disparus durant la guerre.
La FDHDH a par ailleurs appelé tous les candidats qui ont exprimé leur soutien à la question des détenus durant leur campagne électorale à se souvenir du serment qu'ils ont prêté et à œuvrer au plus vite à la Chambre pour leur libération ou, tout au moins, pour que la lumière soit faite sur leur sort.
La FDHDH a ensuite rappelé aux députés que MM. Ibrahim Kanaan et Antoine Zahra avaient présenté une proposition de loi pour indemniser les détenus libérés par Damas au cours de la décennie écoulée, et que cette loi doit enfin passer. Elle a également demandé ce qu'il était advenu de la commission mixte libano-syrienne chargée d'examiner le dossier des détenus, et qui était la partie libanaise responsable à ce niveau.
La FDHDH a enfin réitéré, dans le cadre de l'affaire de la libération du meurtrier du capitaine Samer Hanna par le Tribunal militaire, son opposition de principe aux tribunaux d'exception, que ce soit le Tribunal militaire ou la Cour de justice.

Massoud Achkar
De son côté, M. Massoud Achkar a salué hier, dans un communiqué, la mise en liberté des 23 Libanais. « Alors que le gouvernement libanais a failli à son devoir pour faire la lumière sur leur sort, ce même gouvernement exploite aujourd'hui cette libération et la tragédie de familles longtemps délaissées, bravant la chaleur et le froid, sous la tente dressée devant l'Escwa », a-t-il indiqué.
« Les détenus libanais ont été relâchés en vertu d'une amnistie spéciale ou après avoir purgé leur peine. Le prochain gouvernement libanais devra adopter une décision pour aboutir à un accord entre le Liban et la Syrie afin de remettre aux autorités libanaises les accusés libanais. La Syrie n'a toutefois pas le droit, après avoir occupé le Liban durant de longues années, de traduire en justice un Libanais ayant perpétré un crime sur le territoire libanais », a poursuivi M. Achkar.
« La présence de Libanais dans les geôles syriennes, détenus pour des crimes qu'ils ont peut-être commis sur le territoire syrien, ne doit en aucun cas éclipser celle de détenus politiques en Syrie, à propos desquels l'association Solide détient des preuves », a-t-il noté.
« La mise en liberté de Libanais détenus en Syrie prouve une fois de plus que les allégations de la Syrie de n'avoir aucun détenu libanais sont erronées. Le gouvernement libanais devra œuvrer sans relâche pour clore ce dossier et obtenir la libération de ses citoyens détenus à l'étranger. Il est temps que ce gouvernement accomplisse ses devoirs envers ses citoyens après de longues années d'échec sous la tutelle syrienne », a conclu Massoud Achkar.
Après l'association Solide et le Centre libanais des droits humains (CLDH) mercredi, c'est la Fondation des droits de l'homme et du droit humanitaire (FDHDH) qui a réagi à l'information selon laquelle 23 détenus libanais avaient été libérés des prisons syriennes.La FDHDH a indiqué que les rumeurs de cette libération couraient déjà depuis un certain temps et que cela est en grande partie lié à la saison électorale, certains députés et candidats étant intervenus auprès de Damas à cette fin. Cependant, la FDHDH a précisé que ces 23 prisonniers sont des détenus de droit commun et qu'ils ne sauraient être assimilés aux détenus libanais dont le Liban réclame...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut