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Montazeri : la répression peut faire tomber le pouvoir iranien

Le grand ayatollah iranien dissident Hossein Ali Montazeri a averti jeudi que si la répression des manifestations pacifiques se poursuivait en Iran, elle pouvait faire tomber le gouvernement.

"Si le peuple iranien ne peut pas revendiquer ses droits légitimes dans des manifestations pacifiques et est réprimé, la montée de la frustration pourrait éventuellement détruire les fondations de n'importe quel gouvernement, aussi fort soit-il", a dit le grand ayatollah dans un communiqué transmis à l'AFP.

M. Montazeri, dont le rang est le plus élevé dans le clergé chiite iranien, appelle par ailleurs ses compatriotes qui contestent la légitimité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad à poursuivre leur mouvement.

Le grand ayatollah avait été un des premiers à critiquer durement le pouvoir et le scrutin présidentiel du 12 juin.

"Malheureusement cette excellente opportunité (de l'élection) a été utilisée de la pire façon qui soit", écrivait le religieux quatre jours après le vote, en décrivant la victoire écrasante du président ultraconservateur comme "quelque chose qu'aucun esprit sain ne peut accepter".

Il avait aussi condamné les autorités pour la violence de la répression des manifestations et les avaient accusées de "régler leurs comptes avec les intellectuels, activistes et penseurs et d'arrêter de nombreux responsables de la République islamique sans raison".

Le grand ayatollah, pressenti à une époque pour succéder au fondateur de la République islamique, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, a ensuite subi une longue assignation à résidence à cause de ses critiques du pouvoir.

M. Montazeri, dont les avis religieux sont suivis par un grand nombre de fidèles, a aussi engagé jeudi le pouvoir à "établir une commission impartiale ayant toute autorité pour trouver une issue acceptable à l'élection", entachée de fraude selon l'opposition.

Il a exprimé ainsi sa défiance envers le Conseil des gardiens de la constitution, une institution dépendant du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, chargée d'examiner les plaintes sur le scrutin. Le Conseil a clairement indiqué qu'il entendait valider ce dernier.

Mir Hossein Moussavi, le principal adversaire de M. Ahmadinejad à l'élection, avait été le premier à demander à ce qu'une commission indépendante examine les résultats.

Le grand ayatollah iranien dissident Hossein Ali Montazeri a averti jeudi que si la répression des manifestations pacifiques se poursuivait en Iran, elle pouvait faire tomber le gouvernement.
"Si le peuple iranien ne peut pas revendiquer ses droits légitimes dans des manifestations pacifiques et est réprimé, la montée de la frustration pourrait éventuellement détruire les fondations de n'importe quel gouvernement, aussi fort soit-il", a dit le grand ayatollah dans un communiqué transmis à l'AFP.
M. Montazeri, dont le rang est le plus élevé dans le clergé chiite iranien, appelle par ailleurs ses compatriotes qui contestent la légitimité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad à poursuivre leur...