À sa sortie de Bkerké, M. Kadri a mis l'accent sur l'importance de la place qu'occupe le patriarcat maronite sur la scène locale, rendant hommage, plus particulièrement, au « rôle national joué par le patriarche Sfeir ». « Nous estimons que ce patriarcat n'a jamais hésité à adopter des positions en faveur du Liban durant les moments difficiles, a notamment déclaré M. Kadri. Ma visite aujourd'hui a pour but de rendre hommage au rôle national de Sa Béatitude. Je l'ai informé des développements en rapport avec le scrutin et des perspectives qui pointent à l'horizon en ce qui concerne l'élection du président de la Chambre, la désignation du Premier ministre et la formation du gouvernement. »
Précisant que le patriarche avait insisté sur la nécessité de favoriser le climat d'entente, M. Kadri a déclaré : « Nous avons mis l'accent sur le fait que la prochaine étape devrait être axée sur les préoccupations du citoyen et le règlement des problèmes économiques et de la vie quotidienne, parallèlement à la réactivation des institutions au lieu de leur paralysie, afin que nous puissions dépasser les séquelles de la phase passée. »
Interrogé, par ailleurs, sur les obstacles qui pourraient entraver la formation du gouvernement, M. Kadri a déclaré : « La question qui devrait être posée est de savoir pourquoi lorsqu'il s'agit d'élire le président de la Chambre, les choses doivent être facilitées loin de toute condition, alors que lorsqu'il s'agit de désigner le Premier ministre et de former le gouvernement, des obstacles apparaissent et des conditions sont posées au Premier ministre. Comme le souligne Sa Béatitude, nous vivons à l'ombre d'un régime démocratique et le Liban a ses spécificités, mais des élections sont organisées chaque quatre ans, et elles ont eu lieu dans un climat démocratique. Les électeurs ont fait leur choix et ces élections ont débouché sur une majorité et une minorité. Il faut donc respecter la volonté des gens et faciliter la formation d'un gouvernement avec la participation de toutes les parties, mais non pas sur base du blocage » des institutions.
Signalons, par ailleurs, que le patriarche Sfeir a également reçu hier l'ancien ambassadeur Simon Karam, l'ancien président de la Ligue maronite, l'émir Harès Chéhab, l'ancien député Talal Merhebi, et une délégation du Front de la liberté.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine