internationale.
À Beyrouth, cette journée s'est déroulée hier dans une atmosphère festive, axée autour du « mot » et de la relation joyeuse, chaleureuse et diversifiée que cette langue véhicule.
Les festivités ont débuté par une réception à l'ambassade d'Espagne à Baabda avant de se poursuivre par une animation musicale ouverte au public - concert flamenco Li Beirut, puis le DJ espagnol Pla qui a officié sous une pluie de confettis en forme de mots espagnols - à la rue Maarad, au centre-ville, devant le siège de l'Instituto Cervantes de
Beyrouth.
Dans son mot de bienvenue, l'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo Acevedo, qui recevait, outre des représentants du monde culturel, éducatif et universitaire, les ambassadeurs des pays hispanophones, a mis l'accent sur le dynamisme de la diffusion de la langue de Cervantès dans le monde.
« C'est une langue forte, avec de multiples accents, enrichie et moulée par les expériences nationales et culturelles des 21 pays qui l'ont en partage. Une langue moderne, en pleine évolution, grâce notamment à sa diffusion via Internet, mais aussi à la présence des instituts Cervantès à travers le monde, dont nous fêtons à cette occasion la 18e année d'existence», a-t-il indiqué. Cette langue «en pleine expansion est la troisième langue en nombre de gens qui la parlent (près de 500 millions de personnes) et la deuxième langue de communication internationale. Elle est d'ailleurs la deuxième langue la plus étudiée dans le monde après l'anglais», a également signalé M. Gafo Acevedo.
Au cours de la réception dans les jardins de l'ambassade, les ambassadeurs des pays d'Amérique latine (Argentine, Chili, Colombie, Cuba, Mexique, Paraguay, Uruguay et Venezuela) ont lu, à tour de rôle, un court extrait d'une œuvre littéraire de langue espagnole. Des mots colorés, chaleureux, diversifiés qui s'harmonisaient avec les pièces de compositeurs ibéro-américains interprétées par le guitariste libanais Joseph Achkhanian. Notamment des airs d'Albéniz, dont on commémore cette année le centième anniversaire de son décès. Sans oublier le fameux Granada d'Augustin Lara interprété par la chanteuse mexicaine Laura Vazquez. Et enfin, comme dans toute célébration qui se respecte, un banquet composé de plats typiques des différents pays représentés a été offert par les ambassades participantes. Pour fêter en mots, musique et mets la culture ibérique...

