Le parti centriste Kadima, principale formation d'opposition en Israël, a pris acte lundi de la déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu sur un Etat palestinien, tout en avertissant qu'elle le jugerait sur les faits.
Le Premier ministre "a fait un pas dans la bonne direction en se prononçant en faveur d'un Etat palestinien, quand bien même il l'a fait tardivement, avec hésitation et qu'il a assorti sa déclaration de beaucoup de conditions", a déclaré la dirigeante du Kadima, Tzipi Livni.
"Reste à savoir si cette prise de position se traduira par des actes et une initiative politique, ou si elle n'est que le résultat de la pression" américaine, a poursuivi l'ancienne ministre des Affaires étrangères, au cours d'une réunion des parlementaires de Kadima (28 députés sur 120).
"Dans le premier cas, nous soutiendrons le gouvernement. Dans le second, nous nous continuerons à nous exprimer comme opposition", a-t-elle poursuivi.
Elle a réaffirmé que pour le parti Kadima, la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël représente choix stratégique "répondant à l'intérêt suprême israélien".
Soumis à de fortes pressions internationales, M. Netanyahu a accepté dimanche le principe d'un Etat palestinien, tout en exigeant sa démilitarisation et que les Palestiniens reconnaissent Israël comme Etat du peuple juif, conditions qui ont été immédiatement rejetées par les Palestiniens.
Dans son premier discours de politique étrangère depuis l'élection de février, il s'est également refusé à un gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens.
M. Netanyahu s'était auparavant abstenu d'évoquer la création d'un Etat palestinien. Suite à ce refus, le parti Kadima avait refusé de se joindre à son gouvernement, investi le 31 mars dernier.
Le Premier ministre "a fait un pas dans la bonne direction en se prononçant en faveur d'un Etat palestinien, quand bien même il l'a fait tardivement, avec hésitation et qu'il a assorti sa déclaration de beaucoup de conditions", a déclaré la dirigeante du Kadima, Tzipi Livni.
"Reste à savoir si cette prise de position se traduira par des actes et une initiative politique, ou si elle n'est que le résultat de la pression" américaine, a poursuivi l'ancienne ministre des Affaires étrangères, au cours d'une réunion des...

