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Législatives : juin 2009 - Tout le monde en parle

Une victoire relative et partielle

Quels que soient les résultats, quel que soit le camp qui « gagnerait », cette « victoire » ne serait que relative et partielle.
En fait, il n'existe pas de réelle victoire, car la gestion de la diversité au Liban se base sur un consensus confessionnel politique et non sur la loi du nombre. Il n'existe pas de réelles majorité-minorité lorsqu'on parle des camps des 8 et 14 Mars. Il s'agit de deux majorités, ou alors de deux minorités - avec la majorité qui est constituée de l'ensemble de ceux qui n'ont pas voté vivant sur le sol libanais, des millions de Libanais émigrés qui n'ont pu voter -, de ceux qui ont voté « carte blanche », etc. Une majorité minorisée!
Quels que soient les résultats, nous devrons faire face aux problématiques suivantes, lesquelles n'ont pas changé : la crise de gestion de la diversité, la crise économique et sociale, la crise de la gestion des relations externes et le statut d'État tampon, la discrimination, l'injustice, l'inégalité des genres, les libertés bafouées, l'absence d'une mémoire et d'une histoire nationales unifiées, l'absence d'une citoyenneté et d'une identité communes, le néoféodalisme, le clanisme, la corruption, la « za'ama », la crise environnementale, etc.
En d'autres termes, 8 ou 14 n'implique absolument aucun changement. À notre humble avis, nous nous trouvons encore dans le cercle vicieux de la guerre, les faiseurs de guerre sont « nos » leaders et nous les laissons faire ; la culture de la guerre sévit dans les mentalités et les pratiques. Rien n'a changé, et rien ne changera si tel camp ou l'autre emporte quelques sièges de plus. La véritable lutte pour le changement se situe ailleurs. C'est cet ailleurs que les Libanais devraient saisir ; sinon, ils perdront leur pays, leur existence, leur avenir, et leurs ennemis écriront leur histoire, s'il y a encore lieu de l'écrire.
En fait, il n'existe pas de réelle victoire, car la gestion de la diversité au Liban se base sur un consensus confessionnel politique et non sur la loi du nombre. Il n'existe pas de réelles majorité-minorité lorsqu'on parle des camps des 8 et 14 Mars. Il s'agit de deux majorités, ou alors de deux minorités - avec la majorité qui est constituée de l'ensemble de ceux qui n'ont pas voté vivant sur le sol libanais, des millions de Libanais émigrés qui n'ont pu voter -, de ceux qui ont voté « carte blanche », etc. Une majorité minorisée!Quels que soient les résultats, nous devrons faire face aux problématiques suivantes, lesquelles n'ont pas changé : la crise de gestion de la...