Face à l'impossibilité de se déplacer, nombre des 20 millions d'habitants du Caire ont pris une journée de vacances jeudi: l'énorme dispositif de sécurité mis en place pour la visite de Barack Obama a entravé la circulation déjà problématique de la capitale égyptienne.
Des milliers de policiers en uniforme ou en civil, sans parler de pots de fleurs incongrus et de barrières fraîchement repeintes, ont été déployés dans les rues de la ville la plus peuplée d'Afrique et du Moyen-Orient.
Plusieurs grosses artères du Caire, où le président américain doit prononcer un discours de réconciliation avec le monde musulman, ont été coupées à la circulation si bien que de nombreux habitants ont décidé de rester chez eux.
"Ce n'est pas la peine de travailler. La ville va être fermée pour Obama alors je vais rester à la maison", explique Mohammed, chauffeur de taxi. "Je suppose que je vais regarder son discours à la télévision".
D'autres ont reçu des consignes des imposants services de sécurité.
"Les services de sécurité sont venus, ils ont vérifié mes papiers et m'ont dit 'demain tu ne travailles pas'", raconte un autre chauffeur qui habite près de l'université du Caire, où M. Obama prononcera son discours.
Les habitants d'un immeuble avoisinant ont dû signer un document promettant de ne pas ouvrir leurs fenêtres jeudi, raconte un autre Cairote.
Conséquence inattendue, certains ont été privés de petit déjeuner.
Dans un supermarché proche de l'université, les clients ont découvert que la livraison de pain n'avait pas été effectuée.
"Vous aurez votre pain dès que cet homme sera parti", lance le commerçant à ses clients dépités. De nombreuses écoles sont aussi restées fermées.
Des milliers de policiers en uniforme ou en civil, sans parler de pots de fleurs incongrus et de barrières fraîchement repeintes, ont été déployés dans les rues de la ville la plus peuplée d'Afrique et du Moyen-Orient.
Plusieurs grosses artères du Caire, où le président américain doit prononcer un discours de réconciliation avec le monde musulman, ont été coupées à la circulation...

