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Barack Obama quitte Ryad pour une visite hautement symbolique au Caire

Le président américain Barack Obama a quitté jeudi matin Ryad pour le Caire où il doit prononcer un discours très attendu destiné à lancer une nouvelle relation entre les Etats-Unis et le monde musulman.

Il a quitté l'Arabie saoudite, autre pays allié clé des Etats-Unis et berceau de l'islam, pour une visite éclair mais hautement symbolique de sept heures en Egypte.

L'annonce par M. Obama d'un plan détaillé pour en finir avec le conflit israélo-palestinien est improbable, mais il devrait délivrer un message fort de réconciliation pour tourner la page de l'ère de son prédécesseur George W. Bush.

Ayant déjà proclamé en Turquie que les Etats-Unis n'étaient "pas et ne seraient jamais en guerre contre l'islam", il a choisi l'Egypte pour ce discours à l'adresse de 1,5 milliard de musulmans.

M. Obama aura également au Caire ses premiers entretiens avec le président égyptien Hosni Moubarak au moment où il cherche à redonner vie au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

"Ce que vous allez voir, ce sont des discussions robustes sur les moyens de réaliser des progrès et d'en finir avec le blocage" actuel dans le processus de paix israélo-palestinien, a déclaré mercredi à Ryad Ben Rhodes, qui écrit les discours de M. Obama.

La visite de M. Obama au Caire est entourée de mesures de sécurité exceptionnelles.

C'est dans une capitale égyptienne placée sous très haute sécurité, et où tout "bain de foule" est exclu, que le président américain devrait se déplacer en hélicoptère d'un point à l'autre, selon la presse.

A Ryad, le président américain s'est longuement entretenu avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite du processus de paix au Proche-Orient et d'autres questions intéressant la sécurité de la région mais les entourages des deux dirigeants n'ont pas fait de compte-rendu détaillé de ces discussions au moment où l'attention se focalisait sur le discours du Caire.

Les entretiens de M. Obama à Ryad ont coïncidé avec des menaces du chef d'al-Qaïda, le Saoudien déchu de sa nationalité, Oussama ben Laden.

La chaîne Al-Jazira du Qatar a diffusé peu après l'arrivée de M. Obama à Ryad, un enregistrement de ben Laden dans lequel il a accusé le président américain de "suivre la même politique d'hostilité à l'égard des musulmans" que M. Bush et de susciter "plus de haine" contre l'Amérique.

"Il pose ainsi les fondements à des guerres de longue durée", a dit l'homme qui a revendiqué les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis dans le deuxième message en 24 heures d'al-Qaïda. Son adjoint Ayman Al-Zawahiri avait parlé avant lui d'"opération de relations publiques" de M. Obama.

La Maison Blanche y a vu une tentative de détourner l'attention de la démarche de réconciliation avec les musulmans engagée par M. Obama.

Après l'Egypte, M. Obama doit visiter vendredi le camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) et participer samedi au 65e anniversaire du Débarquement en Normandie (France) des forces alliées contre l'Allemagne nazie.

Le président américain Barack Obama a quitté jeudi matin Ryad pour le Caire où il doit prononcer un discours très attendu destiné à lancer une nouvelle relation entre les Etats-Unis et le monde musulman.
Il a quitté l'Arabie saoudite, autre pays allié clé des Etats-Unis et berceau de l'islam, pour une visite éclair mais hautement symbolique de sept heures en Egypte.
L'annonce par M. Obama d'un plan détaillé pour en finir avec le conflit israélo-palestinien est improbable, mais il devrait délivrer un message fort de réconciliation pour tourner la page de l'ère de son prédécesseur George W. Bush.
Ayant déjà proclamé en Turquie que les Etats-Unis n'étaient "pas et ne seraient jamais...