L'Autorité palestinienne, en proie à une crise financière aiguë, a dû emprunter 530 millions de dollars auprès de banques pour couvrir ses besoins, a annoncé lundi le Premier ministre Salam Fayyad.
"En raison de la crise financière aiguë, l'Autorité a été amenée à emprunter 530 millions de dollars auprès de banques pour s'acquitter de ses obligations envers les citoyens, mais le déficit budgétaire dépasse cette somme", a affirmé M. Fayyad lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, selon un communiqué de son bureau.
En dépit de cette crise, l'Autorité palestinienne va verser le 7 juin les salaires de ses fonctionnaires pour le mois de mai, a indiqué M. Fayyad.
La masse salariale mensuelle de l'Autorité palestinienne, qui emploie quelque 165.000 fonctionnaires, y compris les personnels des services de sécurité, atteint plus de 120 millions de dollars.
M. Fayyad a exhorté les donateurs à "tenir au plus vite leur promesses" en versant leurs parts de l'assistance financière promise à l'Autorité palestinienne lors de conférences internationales à Paris en 2007 et à Charm el-Cheikh (Egypte) en mars.
L'Autorité palestinienne, lourdement dépendante de l'aide internationale, avait obtenu des promesses d'aide totalisant près de 12 milliards de dollars lors de ce deux conférences, dont une partie en aide budgétaire directe.
Israël transfère pour sa part chaque mois à l'Autorité palestinienne quelque 75 millions de dollars de taxes et droits de douanes collectés, moyennant commission, sur les marchandises transitant par Israël et destinées aux territoires palestiniens.
"En raison de la crise financière aiguë, l'Autorité a été amenée à emprunter 530 millions de dollars auprès de banques pour s'acquitter de ses obligations envers les citoyens, mais le déficit budgétaire dépasse cette somme", a affirmé M. Fayyad lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, selon un communiqué de son bureau.
En dépit de cette crise, l'Autorité palestinienne va verser le 7 juin les salaires de ses fonctionnaires pour le mois de mai, a indiqué M. Fayyad.
La masse...

