La communauté juive a indiqué avoir décidé de boycotter une réunion organisée lundi à Bruxelles par la Commission européenne avec les trois religions monothéistes, en raison de la participation de personnalités "étroitement liés aux Frères musulmans".
"Nous considérons inapproprié que des organisations comme la Fédération des organisations islamiques d'Europe ou des individus qui par le passé ont fait ou soutenu des déclarations antisémites et clairement liés à des mouvements islamiques radicaux comme les Frères musulmans soient présents à de telles réunions", a indiqué le rabbin Aba Dunner, directeur exécutif de la Conférence européenne des rabbins, cité dans un communiqué.
La Conférence, soutenue par le Congrès juif mondial, "regrette que les institutions européennes aient choisi de recevoir des extrémistes qui ne représentent pas la majorité des citoyens musulmans d'Europe qui sont pour le dialogue et les valeurs démocratiques de l'Union européenne", ajoute le texte.
Le communiqué ne cite aucun leader musulman en particulier. Mais il semble viser Chakib Benmakhlouf, président de la Fédération des organisations islamiques d'Europe, réputée proche des Frères musulmans.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a invité lundi à Bruxelles, pour la cinquième année consécutive, les dirigeants européens des trois grandes religions.
Il a placé cette année la rencontre sous le signe de la crise économique, et demandé aux participants de réfléchir à "l'apport éthique des religions pour la gouvernance économique".
Une conférence de presse est prévue à la mi-journée.
La Confrérie des Frères musulmans, devenue depuis sa fondation en 1928 un modèle pour les mouvements islamistes à travers le monde, constitue le principal groupe d'opposition en Egypte.
Fin décembre, son principal responsable Mohammed Mehdi Akef avait dénoncé "les attaques sionistes contre Gaza" de "crime sans aucune comparaison dans l'Histoire".
Depuis leur percée historique lors des législatives de 2005, les Frères musulmans, officiellement interdits depuis 1954 mais relativement tolérés, détiennent un cinquième des sièges au Parlement égyptien.
"Nous considérons inapproprié que des organisations comme la Fédération des organisations islamiques d'Europe ou des individus qui par le passé ont fait ou soutenu des déclarations antisémites et clairement liés à des mouvements islamiques radicaux comme les Frères musulmans soient présents à de telles réunions", a indiqué le rabbin Aba Dunner, directeur exécutif de la Conférence...

