Lors de son gala annuel (auquel a notamment assisté le secrétaire aux Transports Ray LaHood), le prix Gibran a été remis à quatre personnes : Michael Kaiser, Élias Zehrouni, le Marshal Legacy Institute et l'Unrwa.
Le nom de Michael Kaiser fera date car il est l'auteur d'une grande « première » à Washington. Directeur du prestigieux Centre Kennedy, il a mis sur pied le Festival Arabesque, regroupant les arts scéniques de 22 pays arabes.
Ce festival, qui s'est déroulé durant trois semaines en mars dernier, avait attiré des milliers de spectateurs. Convaincu que « la meilleure connaissance d'un peuple se fait à travers sa culture », il lui avait fallu quatre ans de travail pour présenter au public américain ce large panorama de la créativité musicale, théâtrale, artisanale et chorégraphique, dans cette partie du monde allant des pays du Golfe à l'Afrique. Michael Kaiser a reçu le prix pour une réalisation individuelle qui lui a été remis par Abou el-Houda et Samia Farouki qui ont largement contribué au financement d'Arabesque. Dans son mot de remerciement, M. Kaiser a précisé avoir fait appel à des milliers de collaborateurs pour mener son projet à bout.
Éminemment connu dans le monde scientifique pour ses recherches dans le domaine de la radiologie, le Dr Élias Zerhouni, d'origine algérienne, a dirigé l'un des plus grands centres médicaux du monde (le National Institute of Health ou NIH) de 2002 à 2008.
Durant cette période, il a réussi à amener les 27 instituts et centres du NIH à collaborer à des recherches qui ont eu un impact majeur dans la science. Il a reçu des mains de la reine Noor le prix Nagib Halabi pour le service public.
Quant au Marshall Legacy Institute, cet organisme s'occupe depuis dix ans des problèmes sociaux postconflits et se concentre actuellement sur la réduction des dangers provoqués par les mines.
En mai 2008, le Liban a reçu six chiens détecteurs de mines pour remplacer ceux donnés en 2001 au « Lebanon Mine Action Center ».
Enfin, le quatrième lauréat, l'Unrwa, a été récompensé pour être venu en aide, durant ses 60 ans d'existence, grâce notamment à son réseau d'écoles et à ses services médicaux, à environ 5 000 réfugiés palestiniens vivant dans les territoires palestiniens occupés, au Liban, en Syrie et en Jordanie. Les circonstances de travail de cette agence humanitaire ont le plus souvent été des plus difficiles.


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