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L'Irak impute les attentats de Bagdad aux partisans de Saddam Hussein

L'armée irakienne a imputé jeudi aux partisans de l'ex-président Saddam Hussein la responsabilité de la vague d'attentats qui a fait plus de 50 morts la veille à Bagdad, essentiellement dans des quartiers chiites.

"Cette série d'attentats devait être commise le 28 avril, jour anniversaire de la naissance de Saddam Hussein", a déclaré à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole des forces de sécurité à Bagdad.

"Mais du fait des mesures de sécurité prises ce jour-là, ils n'ont pas pu les perpétrer", a-t-il dit, précisant que ces attentats visaient vraisemblablement à exacerber les "violences confessionnelles" entre chiites et sunnites.

Trois voitures piégées ont explosé presque simultanément sur des marchés de Sadr City, bastion du chef radical chiite Moqtada Sadr. Au moins 51 personnes ont été tuées et des dizaines blessées, selon un nouveau bilan obtenu de sources médicales.

Sept personnes ont péri dans quatre autres attentats dans des quartiers chiites ou mixtes de Bagdad.

Selon le général Atta, les forces de sécurité sont parvenues à neutraliser six voitures qui devaient également exploser mercredi.

Ces attentats rappellent les attaques coordonnées perpétrées dans des zones chiites en 2006, au plus fort des violences confessionnelles et auxquelles répondaient les miliciens chiites par l'enlèvement et le meurtre de sunnites.

"Ces attentats visent à provoquer des violences confessionnelles, mais les Irakiens ont montré qu'ils rejetaient cette philosophie de l'échec", a déclaré l'armée américaine dans un communiqué.

Le parti chiite Daoua du Premier ministre Nouri al-Maliki a estimé de son côté que ces attaques visaient à faire oublier les progrès observés en matière de sécurité.

"Ces attentats lâches perpétrés par les partisans du Baas ëparti au pouvoir sous Saddam Husseinû et d'Al-Qaïda sont une réaction à l'arrestation de l'émir du terrorisme en Irak, Abou Omar al-Baghdadi", a estimé le Daoua dans un communiqué, en référence au chef présumé d'Al-Qaïda en Irak arrêté jeudi dernier à Bagdad.

Le Parti islamique, plus importante formation sunnite au Parlement, a condamné dans un communiqué les attentats comme "une opération criminelle visant à semer la terreur et les violences confessionnelles".

La sécurité s'est globalement améliorée en 2008, mais Bagdad et les provinces de Diyala et Ninive sont le théâtre d'un net regain de violences. Avril a été le mois le plus meurtrier en Irak depuis début 2009 (plus de 300 morts, 700 blessés).

L'armée irakienne a imputé jeudi aux partisans de l'ex-président Saddam Hussein la responsabilité de la vague d'attentats qui a fait plus de 50 morts la veille à Bagdad, essentiellement dans des quartiers chiites.
"Cette série d'attentats devait être commise le 28 avril, jour anniversaire de la naissance de Saddam Hussein", a déclaré à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole des forces de sécurité à Bagdad.
"Mais du fait des mesures de sécurité prises ce jour-là, ils n'ont pas pu les perpétrer", a-t-il dit, précisant que ces attentats visaient vraisemblablement à exacerber les "violences confessionnelles" entre chiites et sunnites.
Trois voitures piégées ont explosé...