L'Iran utilise la stratégie des joueurs d'échecs dans sa gestion du dossier nucléaire, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, dans un entretien à la presse mardi.
"Les Iraniens ne jouent pas au backgammon, ils jouent aux échecs, en fait ils ont inventé ce jeu", a déclaré M. Barak au quotidien Haaretz.
"Ils jouent avec une grande sophistication et sont très méthodiques", a ajouté le ministre, lui même un amateur d'échecs.
M. Barak a également recommandé à l'administration américaine du président Barack Obama, désireux de parvenir à une solution négociée sur le dossier nucléaire, de limiter dans le temps les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.
"Je leur ai dit que les négociations devraient être limitées dans le temps et qu'une date butoir devrait être fixée, parallèlement à l'application de sanctions légères telles des limitations de transferts de fonds tout en préparant le terrain à des sanctions plus dures", a ajouté M. Barak.
"Tout cela doit être fait en pleine coopération avec les Russes et les Chinois et nous disons que nous n'écartons aucune option", a également déclaré M. Barak en faisant allusion à une éventuelle attaque militaire.
La Russie et la Chine font partie des six puissances, avec la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et les Etats-Unis, impliquées dans les négociations sur le programme nucléaire iranien.
Une grande partie de la communauté internationale soupçonne l'Iran de développer un programme nucléaire militaire ce que Téhéran dément.
Israël, la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient selon les experts étrangers, considère l'Iran comme son principal ennemi à la suite d'appels lancés par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à "rayer" l'Etat hébreu de la carte.
Le président Obama a adopté un ton plus modéré vis-à-vis de l'Iran que son prédécesseur George W. Bush mais la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a affirmé mercredi que Washington était prêt à prôner des sanctions plus dures contre l'Iran en cas d'échec des négociations.
Le 14 février, le président du parlement iranien, Ali Larijani, a demandé aux Etats-Unis de "jouer aux échecs plutôt qu'à la boxe" avec l'Iran, selon les médias iraniens.
"Les Iraniens ne jouent pas au backgammon, ils jouent aux échecs, en fait ils ont inventé ce jeu", a déclaré M. Barak au quotidien Haaretz.
"Ils jouent avec une grande sophistication et sont très méthodiques", a ajouté le ministre, lui même un amateur d'échecs.
M. Barak a également recommandé à l'administration américaine du président Barack Obama, désireux de parvenir à une solution négociée sur le dossier nucléaire, de limiter dans le temps les discussions entre les Etats-Unis...


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