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Obama veut continuer l'effort de dialogue malgré les propos d'Ahmadinejad

Le président américain Barack Obama a dit mardi vouloir poursuivre son effort de dialogue direct mais "ferme" avec l'Iran malgré la rhétorique du président Mahmoud Ahmadinejad

à une conférence sur le racisme.

M. Obama a souligné avoir déjà dit que la rhétorique anti-israélienne de M. Ahmadinejad était "épouvantable", à l'occasion d'entretiens à la Maison Blanche avec le roi de Jordanie Abdallah II.

"Mais nous allons poursuivre notre approche reconnaissant la nécessité d'une diplomatie directe et ferme sans écarter toute une série d'autres options", a dit M. Obama.

Fait exceptionnel depuis qu'il est président, M. Obama a relevé que M. Ahmadinejad n'était que l'un des tenants du pouvoir en Iran et que ce pouvoir reposait en dernier ressort entre les mains du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

Par ailleurs, M. Obama a commencé à s'investir pleinement dans le conflit israélo-palestinien en invitant les dirigeants arabes et israélien à Washington et en appelant toutes les parties concernées à des gestes de bonne volonté.

"J'espère que dans les prochains mois nous commencerons à voir des gestes de bonne volonté de toutes les parties", a déclaré M. Obama à l'issue de son entretien avec Abdallah II.

"Je n'ai pas l'intention de dire plus précisément ce que ces gestes pourraient être, mais je pense que toutes les parties concernées dans la région savent probablement assez bien quelles mesures on pourrait prendre pour instaurer la confiance", a-t-il ajouté.

La Maison Blanche a annoncé peu après les visites prochaines, probablement avant début juin, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, du président palestinien Mahmoud Abbas et du président égyptien Hosni Moubarak.

"Le président discutera avec chacun d'eux des moyens pour les États-Unis de renforcer et d'approfondir notre partenariat, ainsi que les mesures que toutes les parties doivent prendre pour contribuer à la paix entre Israéliens et Palestiniens et entre Israël et les États arabes", a dit le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.

En recevant le roi de Jordanie, un des deux seuls pays arabes avec l'Égypte à avoir signé un accord de paix avec Israël, M. Obama a affirmé son engagement à travailler à la paix entre Israéliens et Palestiniens "avec un certain sentiment d'urgence".

Le processus semble cependant encore plus mal en point depuis l'investiture, le 31 mars, du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Si l'ancien Premier ministre Ehud Olmert s'était engagé à rechercher une paix menant à terme à la création d'un État palestinien, M. Netanyahu écarte aujourd'hui une telle option. Il se dit prêt à parler de paix avec les Palestiniens sur la base d'un plan privilégiant leur développement économique.

M. Obama a répété au contraire mardi qu'une résolution du conflit passe par la création d'un État palestinien.

"Je suis un fervent partisan d'une solution à deux Etats. Je l'ai dit publiquement et je le redirai en privé", a remarqué M. Obama.

Le président américain a noté que le gouvernement israélien était très récent et qu'il était encore trop tôt pour exiger de lui des mesures concrètes.

"Mais je suis d'accord sur le fait qu'on ne peut pas attendre éternellement et qu'à un moment, il faudra prendre des mesures", a-t-il ajouté, soulignant que la paix exigera des "choix difficiles".

Le roi Abdallah II s'est félicité de ces propos: "Je ne l'aurais pas mieux dit, M. le président".

Après son entretien avec le président Obama, le souverain jordanien s'est rendu au département d'État pour un déjeuner de travail avec la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton.

"Nous avons eu des discussions très fructueuses ce matin", a-t-il déclaré. "Nous sommes maintenant au département d'Etat pour examiner les priorités que la Jordanie et les pays arabes vont se fixer pour amener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations".

A l'issue de ces entretiens qu'elle a qualifiés de "très productifs", Mme Clinton a assuré que les États-Unis étaient "totalement d'accord" avec la Jordanie sur "le fait que nous soutenons une solution à deux États, que nous devons faire davantage pour amener les Israéliens et les Palestiniens à des négociations qui bénéficieraient à leurs deux peuples".

à une conférence sur le racisme.
M. Obama a souligné avoir déjà dit que la rhétorique anti-israélienne de M. Ahmadinejad était "épouvantable", à l'occasion d'entretiens à la Maison Blanche avec le roi de Jordanie Abdallah II.
"Mais nous allons poursuivre notre approche reconnaissant la nécessité d'une diplomatie directe et ferme sans écarter toute une série d'autres options", a dit M. Obama.
Fait exceptionnel depuis qu'il est président, M. Obama a relevé que M. Ahmadinejad n'était que l'un des tenants du pouvoir en Iran et que ce pouvoir reposait en dernier ressort entre les mains du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
Par ailleurs, M. Obama a commencé à s'investir pleinement dans le...