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Liban

Égypte-Hezbollah : note judiciaire contre Nasrallah et Kassem ?

Alors que la polémique se poursuit entre l'Égypte et le Hezbollah, au sujet de la découverte d'une cellule du parti islamiste chiite au Sinaï, un responsable égyptien a annoncé hier que près d'une tonne d'explosifs a été découverte par les forces de sécurité égyptiennes près de la frontière avec Israël. La défense du Hezbollah, elle, est venue hier d'Iran.
L'annonce de la découverte des explosifs est intervenue alors que les forces de sécurité égyptiennes ont lancé des recherches dans une région montagneuse du Sinaï pour retrouver 13 hommes soupçonnés d'être des membres du Hezbollah et de préparer des attentats contre les touristes israéliens .
Du reste, l'armée israélienne a été mise en état d'alerte, à la frontière avec l'Égypte, et a exhorté les Israéliens à ne pas rester dans le Sinaï, de crainte d'enlèvements.
Sur le plan judiciaire, selon la presse égyptienne et arabe, le parquet égyptien rédige en ce moment une note qu'il va transmettre à la justice libanaise et à Interpol, dans laquelle il accuse des dirigeants du Hezbollah de chercher à déstabiliser l'Égypte en y planifiant des attentats.
Selon les milieux judiciaires égyptiens cités par ces sources, les principaux dirigeants du Hezbollah, son secrétaire général, Hassan Nasrallah, et cheikh Naïm Kassem, son second, ainsi que Mohammad Kabalan, un de ses cadres dirigeants, seraient dans la ligne de mire de la justice égyptienne. Ces accusations seraient basées, notamment, sur les aveux de deux ressortissants égyptiens, Nemr Fahmi et Nasser Khalil Abou Omra, accusés d'affiliation à une organisation interdite.
En ce qui concerne le principal suspect aux mains de la police égyptienne, le Libanais Sami Chéhab, que le secrétaire général du Hezbollah a reconnu comme un membre de ce parti, son véritable nom serait Mohammad Youssef Mansour.
Toutefois, il se serait introduit en Égypte sous le faux nom de Sami Chéhab, une identité « empruntée » à un homme décédé, pour faire croire qu'il appartient à la communauté sunnite.
La police égyptienne, qui l'avait identifié, l'a laissé en liberté pour mieux le filer et l'arrêter au moment propice, a affirmé la presse arabe.

L'Iran : « De vieilles étiquettes... »
L'Iran a rejeté hier les accusations de l'Égypte contre le Hezbollah en affirmant qu'elles visaient à perturber les prochaines élections législatives au Liban, a rapporté l'agence de presse Fars.
« Les étiquettes contre le Hezbollah et Hassan Nasrallah sont vieilles et s'effilochent et ne donneront rien », a déclaré le chef de la diplomatie Manouchehr Mottaki.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit avait accusé l'Iran, dans une interview publiée mardi par le quotidien panarabe Acharq al-Awsat, d'utiliser le Hezbollah pour prendre pied en Égypte.
Pour M. Mottaki, cette déclaration s'explique par le fait que « nous sommes à la veille des élections parlementaires libanaises, et malheureusement des mains cachées (...) dirigées par le régime sioniste tentent de créer des problèmes ».
De son côté, dans un entretien à l'AFP, cheikh Naïm Kassem a réfuté les accusations de l'Égypte, estimant qu'elles étaient « fabriquées de toutes pièces » (voir par ailleurs).

Diplomatie
Le Liban officiel n'est pas en reste, sur ce plan, et l'ambassadeur d'Égypte, Ahmad Bidiaoui, a été convoqué successivement, hier, par le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, et le ministre d'État pour la Réforme administrative, Ibrahim Chamseddine.
Cheikh Kabalan a chargé son hôte d'un message au président Moubarak dans lequel il affirme, en substance, que « les chiites du Liban sont des Arabes très attachés à leur arabité, qu'ils ne cherchent en rien à nuire à l'Égypte et qu'ils sont engagés dans la défense de toutes les causes arabes, dont la première est la cause palestinienne ».
Plus subtilement, M. Chamseddine, fidèle à une vision transmise par son père, l'imam Mohammad Mehdi Chamseddine, a flétri les accusations de la presse égyptienne, dont les articles ont incriminé tous les chiites et la « pensée chiite ».
« Pour commencer, on ne peut pas accuser une pensée, a affirmé Chamseddine. Les chiites sont des musulmans comme les autres, que ce soit en Égypte ou ailleurs. Ils ne forment pas un parti ou une fraction particulière. (...) Il ne s'agit pas d'une communauté transcontinentale. (...) Il n'y a pas un chiisme mondial. (...) Les chiites d'Égypte sont égyptiens, les chiites du Liban sont libanais, les expressions publiées par la presse sont erronées et les accusations de propager une pensée chiite sont fausses. »
Et d'ajouter : « Tout ce qu'il y a, c'est un homme à l'identité bien définie qui a reconnu franchement son appartenance, et des lois qui doivent s'appliquer et que l'Égypte applique dans l'exercice de sa pleine souveraineté. Ni les chiites ni le chiisme ne sont en cause ! »
M. Chamseddine a rappelé par ailleurs qu'il se trouvait en Égypte il y a peu, et qu'il avait eu des entretiens fructueux avec le cheikh d'al-Azhar Tantaoui.

Alors que la polémique se poursuit entre l'Égypte et le Hezbollah, au sujet de la découverte d'une cellule du parti islamiste chiite au Sinaï, un responsable égyptien a annoncé hier que près d'une tonne d'explosifs a été découverte par les forces de sécurité égyptiennes près de la frontière avec Israël. La défense du Hezbollah, elle, est venue hier d'Iran.L'annonce de la découverte des explosifs est intervenue alors que les forces de sécurité égyptiennes ont lancé des recherches dans une région montagneuse du Sinaï pour retrouver 13 hommes soupçonnés d'être des membres du Hezbollah et de préparer des attentats contre les touristes israéliens .Du...
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