Contre la Lituanie (les 28 mars et 1er avril, victoire française 1-0 à chaque fois), sur la route de l'Afrique du Sud, le sélectionneur avait déjà dû se passer en défense d'Abidal, d'Escudé et de Boumsong blessés. En juin, contre le Nigeria (à Saint-Étienne le 2) et contre la Turquie (à Lyon le 5), Gallas ne pourra sans doute pas être au rendez-vous. La faute à un ligament d'un genou touché dans un choc lors de Villarreal-Arsenal (1-1) mardi en Ligue des champions.
« Gallas est quelqu'un qui récupère vite, mais nous pensons qu'il sera trop juste pour revenir avant la fin de la saison », a expliqué son entraîneur Arsène Wenger devant la presse jeudi.
C'est une mauvaise nouvelle pour l'arrière-garde des Bleus dont il était le seul élément indiscutable après le fiasco de l'Euro 2008 (72 sélections, 2 buts). Certes, les matches de juin ne sont pas cruciaux. Mais c'est un handicap dans la quête d'automatismes à l'arrière.
Contre la Lituanie, Domenech avait surpris en alignant Squillaci dans l'axe aux côtés du Gunner, aux dépens de Mexès. À Kaunas, comme au Stade de France, le joueur de Séville a marqué des points avec son jeu de tête et son placement, même si les Baltes ne sont pas une référence en matière de football offensif.
Pendant ce temps, Mexès, adoubé par Thuram comme son successeur, mais qui ne s'est jamais imposé chez les Bleus (12 sélections), a assisté aux rencontres sur le banc. Le joueur de la Roma traîne un lourd passif depuis le naufrage en Autriche le 6 septembre 2008 (1-3) pour le premier match des éliminatoires du Mondial 2010. Contre la Lituanie, il a aussi payé des performances en dents de scie dans le Calcio ces derniers temps.
Alors, contre le Nigeria et la Turquie en juin, quel sera l'axe central des Bleus ? Verra-t-on une charnière Mexès-Squillaci ? Une paire Abidal-Squillaci ou Abidal-Mexès ?
Abidal (41 sélections), qui se remet d'une déchirure aux adducteurs de la jambe droite, devrait être opérationnel début juin. Le joueur du Barça peut jouer à gauche ou dans l'axe.
Boumsong reste aussi une alternative dans l'axe, comme en Roumanie en octobre où il avait été titularisé en l'absence de Gallas. N'oublions pas Escudé, qui, lui, se remet d'une blessure à la cuisse droite et a pu travailler ses automatismes en charnière centrale avec Squillaci, son partenaire au FC Séville. Il est également apprécié par Domenech pour sa polyvalence, sur un côté ou dans l'axe.
« Les postes (en défense) demandent du vécu, de l'expérience, analysait Domenech lors du dernier rassemblement. Les joueurs, le talent, ils l'ont, mais pas le temps. Le temps leur donnera la confirmation de leur talent. »
Il en faudra pourtant des automatismes quand les éliminatoires vont reprendre avec les Féroé, entraînement avant les choses sérieuses contre la Roumanie et la Serbie les 5 et 9 septembre.

