Le Paris-SG a fait à peine mieux en concédant le nul (0-0) à domicile face au Dynamo Kiev. De leur côté, les clubs allemands se sont mieux comportés que les Français. Le Werder de Breme a battu les Italiens d'Udinese sur le score sans appel de 3 à 1, et Hambourg s'est défait de Manchester City (3-1).
Dans ce début de printemps marseillais qui tournait à l'euphorie, cette défaite fait sacrément tache. Elle laisse également en bouche un léger goût de regret, car l'OM a su aussi proposer des séquences intéressantes dans la fraîcheur du Donbass. Autant dire qu'il faudra plus de rigueur dans le jeu au retour, et des espaces mieux contrôlés pour espérer voir plus loin.
Comme assommés par le niveau assourdissant de la sono du stade Olympisky, pur produit de l'architecture soviétique, mais à un jet de pierre de la future Donbass Arena qui fera pâlir de jalousie tous les dirigeants de club français, les Marseillais entamaient les débats dans le mauvais sens.
Débordés à droite et à gauche, l'OM frôlait le KO d'entrée sur une frappe de Fernandinho détournée (1) et une tête de Hübschman (3). Et sur un ballon perdu de Hilton au milieu, qui s'était lancé dans des dribbles improbables, Fernandinho, l'un des 4 Brésiliens titulaires, frappait trop mollement alors que l'action aurait pu finir en but (9).
Englué dans le pressing ukrainien, l'OM mettait 25 minutes à revoir le jour, jusqu'à une tête de Cana sur un coup franc de Zenden, titularisé après 10 jours de rentrée au stand pour cause d'élongation à un mollet.
Le Néerlandais profitait encore de la baisse progressive de l'emprise des « Mineurs » pour lancer de loin Niang, qui n'avait pas rechigné à la tâche seul en pointe. Deuxième meilleur buteur européen de l'OM, le Sénégalais frappait cependant le poteau (36). Et au moment où l'OM semblait plus ou moins canaliser la vague du Shakhtar, Hübschman trompait Mandanda, qui avait mal renvoyé une première frappe du Tchèque (1-0, 39). Le stade n'était plus qu'une immense marée de drapeaux noir et orange vibrionnants...
Le scénario semblait se répéter après la pause : jouant plus haut, l'OM distillait une vraie menace offensive, qu'alimentaient Koné d'une frappe croisée et Hilton d'une belle tête (56).
Mais une erreur de placement de Taiwo coulait cette tentative de reconstruction car Luiz Adriano en profitait pour glisser à Jadson, à la frappe imparable (2-0, 65). Deux arrêts réflexe de Mandanda devant le même Luiz Adriano (73, 78) évitaient encore le pire, alors que Samassa, comme désemparé, laissait filer un ballon de but. Le rapide du Donbass avait fait son œuvre.

