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Culture - Expositions

Les quadratures des cercles de Lotti Adaimi

Des toiles exubérantes et d'inspirations mêlées, signées Lotti Adaimi, ornent les cimaises du Kulturzentrum de Jounieh jusqu'au 24 avril.*
Des cercles dans des carrés (la plupart de format 50 x 50 cm). Des embardées de courbes et de spirales de toutes les couleurs emprisonnées dans le tracé symétrique du quadrangle parfait. Mais aussi des alignements d'éléments répétitifs et de motifs variés, délimités par des bandes longitudinales et évoquant les dessins des tapis persans. Les peintures de Lotti Adaimi traitent inlassablement de ces variations sur les mêmes thèmes, à savoir : l'ésotérisme, l'Orient et la
musique.
Trois axes permanents dans le travail de cette artiste allemande, également musicienne - premier violon et fondatrice du Baroque Ensemble -, mariée et installée au Liban depuis plus de quatre décennies, où elle a fondé et dirige jusqu'à ce jour l'École libano-allemande de Jounieh.
Ses tableaux, tout en mosaïques de couleurs, empruntent aussi bien aux grands thèmes mystiques de la culture occidentale, comme La Genèse (dont elle présente trois interprétations), la Résurrection ou encore le Requiem de Johannes Brahms, qu'aux motifs abstraits ornementaux et à la pensée cosmographique et soufie orientales. Ce cercle, symbole de mouvement perpétuel, de plénitude, de perfection, de vertu divine, qui revient sans cesse dans ses compositions. Des mixed-médias réalisés par collages rehaussés de gouache, d'acrylique et de peinture pour vitrail.
C'est ce mélange d'Orient et d'Occident, mais aussi de rythmes, de tracés, de signes, de symboles proches du naïf - notamment dans les représentations de villes rêvées - qui donne un langage plastique personnel à cette artiste, prix du musée Sursock en 1967 et membre, à la fois, de l'Association des peintres de Düsseldorf et de celle des artistes, peintres et sculpteurs du Liban.
Un langage que décortique et explique, illustrations sur papier glacé à l'appui, César Nammour dans un livre, en anglais, sobrement intitulé Lotti Adaimi (édité chez Fine Arts Publishing), à l'instar du précédent ouvrage que lui avait consacré il y a une quinzaine d'années Joseph Tarrab.
Une sorte d'hommage rendu à cette Allemande qui, par son mariage avec un Libanais, a épousé le Liban, de manière absolue : artistique, pédagogique et sociale. Car, il faut signaler que l'intégralité de la somme issue de la vente des tableaux de la présente exposition sera reversée au financement de bourses pour les élèves de l'École libano-allemande.

* Au Foyer du Lycée libano-allemand du Kulturzentrum, Jounieh, près du téléphérique.
Horaires d'ouverture : tous les jours de 8h00 à 16h00, sauf les samedis et dimanches.
Des cercles dans des carrés (la plupart de format 50 x 50 cm). Des embardées de courbes et de spirales de toutes les couleurs emprisonnées dans le tracé symétrique du quadrangle parfait. Mais aussi des alignements d'éléments répétitifs et de motifs variés, délimités par des bandes longitudinales et évoquant les dessins des tapis persans. Les peintures de Lotti Adaimi traitent inlassablement de ces variations sur les mêmes thèmes, à savoir : l'ésotérisme, l'Orient et la musique. Trois axes permanents dans le travail de cette artiste allemande, également musicienne - premier violon et fondatrice du Baroque Ensemble -, mariée et installée au Liban depuis plus de quatre décennies,...
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