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Bagdad menace de déplacer les Moujahidine du Peuple dans le désert irakien

Le gouvernement irakien envisage de déplacer les Moujahidine du Peuple, une force d'opposition iranienne, dans le désert loin de la frontière iranienne, s'ils ne quittent pas de leur plein gré le pays.

"Ce sont des terroristes étrangers vivant illégalement en Irak. Ils doivent partir", a déclaré vendredi à des journalistes occidentaux à Bagdad Mouaffak al-Roubaie, le conseiller irakien à la Sécurité nationale.

"Nous n'utiliserons pas la force contre eux à moins qu'ils l'emploient contre nous", a affirmé M. Roubaie.

"Mais leurs jours en Irak sont comptés", a prévenu le haut responsable irakien, appelant par ailleurs les pays occidentaux à "récupérer" les réfugiés qui avaient un passeport étranger ou des documents leur permettant de vivre en Europe ou aux Etats-Unis.

"Nous cherchons une alternative. Un endroit décent dans l'ouest ou dans le sud du pays", a souligné le conseiller irakien, précisant que des anciennes bases militaires abandonnées aux Irakiens par les Américains dans le désert d'Al-Anbar et près de Samawa pourraient les accueillir.

Le camp d'Achraf, à une centaine de km au nord de Bagdad et seulement 80 km de la frontière iranienne, accueille depuis 22 ans des membres de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI).

Fondée en 1965 avec pour objectif d'abord de renverser le régime du Chah, puis le régime islamiste, l'OMPI a été chassée d'Iran dans les années 1980.

Le régime de Saddam Hussein les a utilisés durant la guerre Iran-Irak comme force d'appoint pour mener des opérations en Iran.

Avec la chute de Saddam Hussein en 2003 et l'arrivée au pouvoir à Bagdad de responsables irakiens chiites, dont certains ont passé une grande partie de leur vie en exil en Iran, l'armée américaine a pris le contrôle du camp avant de le transférér début 2009 aux forces irakiennes.

Le gouvernement irakien envisage de déplacer les Moujahidine du Peuple, une force d'opposition iranienne, dans le désert loin de la frontière iranienne, s'ils ne quittent pas de leur plein gré le pays.
"Ce sont des terroristes étrangers vivant illégalement en Irak. Ils doivent partir", a déclaré vendredi à des journalistes occidentaux à Bagdad Mouaffak al-Roubaie, le conseiller irakien à la Sécurité nationale.
"Nous n'utiliserons pas la force contre eux à moins qu'ils l'emploient contre nous", a affirmé M. Roubaie.
"Mais leurs jours en Irak sont comptés", a prévenu le haut responsable irakien, appelant par ailleurs les pays occidentaux à "récupérer" les réfugiés qui avaient un passeport...