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Liban

À l’initiative du PNUD, une stratégie nationale anticorruption

Le ministre de l'Intérieur et des Municipalités, Ziyad Baroud, a souligné que la dilapidation des fonds publics atteint un milliard cinq cents millions de dollars par an au Liban et cela est dû à la corruption générale. Il a indiqué que l'une des plus importantes sources de corruption est la loi électorale, car le lien qu'a le citoyen avec l'État est basé sur les services, notant que les années de guerre ont fait chuter les valeurs ; le vol est ainsi devenu une qualité.
M. Baroud a tenu ces propos lors d'une conférence ayant pour thème « Vers une stratégie nationale de lutte contre la corruption » organisée conjointement par le PNUD et l'Association libanaise pour la promotion de la transparence sous le patronage du président de la République, le général Sleiman, le ministre de l'Intérieur représentant le chef de l'État.
La conférence a rassemblé plusieurs responsables et experts, notamment les ministres du Tourisme, de l'Information, d'État pour le Développement administratif, respectivement Élie Marouni, Tarek Mitri, Ibrahim Chamseddine, ainsi que les députés Ghassan Moukheiber et Nabil de Freige.
Lors de la conférence, plusieurs axes ont été traités, notamment les choix stratégiques d'une politique générale contre la corruption, le rôle que le Parlement devrait jouer, les rôles joués par les médias, le secteur public, le secteur privé et la société civile.
Prenant la parole, le secrétaire général de l'Association libanaise pour la promotion de la transparence, Fadi Saab, a souligné que « les Libanais de tous bords conviennent de la nécessité de la lutte contre la corruption ». Il a appelé à trouver une solution globale pour venir à bout de ce fléau.
Il a rappelé que l'association qu'il représente a vu le jour en 1999 et qu'elle effectue diverses études relatives à la corruption au Liban. La dernière en date traite les réalités et les raisons de la corruption dans le pays.
De son côté, la représentante permanente du PNUD au Liban, Marta Ruedas, a mis l'accent sur les défis à relever pour venir à bout de la corruption dont les répercussions sont visibles dans tous les secteurs de la vie publique.
Donnant lecture du discours du chef de l'État, M. Baroud s'est penché sur le rapport 2008 de l'organisation Transparence internationale. Le Liban, selon ce rapport, a régressé au classement ; il occupait la 78e place en 2003, il est actuellement à la 102e place ; le rapport classe 180 pays du moins au plus corrompu. Le Danemark occupe la première place alors que la Somalie et l'Irak occupent respectivement les 180e et 178e rangs.
Parmi les pays arabes, le Liban occupe la 11e place, alors que le Qatar et les Émirats arabes unis occupent les première et deuxième places sur le plan de la région et les 28e et 35e rangs sur le plan international.
Le ministre de l'Intérieur et des Municipalités, Ziyad Baroud, a souligné que la dilapidation des fonds publics atteint un milliard cinq cents millions de dollars par an au Liban et cela est dû à la corruption générale. Il a indiqué que l'une des plus importantes sources de corruption est la loi électorale, car le lien qu'a le citoyen avec l'État est basé sur les services, notant que les années de guerre ont fait chuter les valeurs ; le vol est ainsi devenu une qualité.M. Baroud a tenu ces propos lors d'une conférence ayant pour thème « Vers une stratégie nationale de lutte contre la corruption » organisée conjointement par le PNUD et l'Association libanaise pour la promotion de la transparence...
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