Hassan Diab, l'auteur présumé d'un attentat qui avait fait quatre morts il y a près de 30 ans près d'une synagogue parisienne, comparaissait de nouveau mercredi devant un juge canadien pour savoir s'il sera remis en liberté en attendant une éventuelle extradition.
Une audition, prévue pour durer trois jours, s'est ouverte mercredi matin au palais de justice d'Ottawa: elle offre à M. Diab, un professeur de sociologie libano-canadien de 55 ans, une seconde chance de recouvrer la liberté après quatre mois de détention.
Enseignant à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, M. Diab avait été arrêté le 13 novembre dernier dans la banlieue d'Ottawa à la demande de la justice française, qui veut le juger.
Les magistrats français sont convaincus que M. Diab est l'homme qui a acheté la motocyclette ayant servi à l'attentat et placé dans ses sacoches les explosifs qu'il avait lui-même confectionnés.
L'explosion, près de la synagogue de la rue Copernic à Paris avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980. M. Diab affirme être victime d'une homonymie.
En décembre dernier, après plusieurs jours d'auditions, un juge de la Cour supérieure d'Ontario avait décidé que M. Diab demeurerait en prison pendant la durée de la procédure d'extradition, estimant qu'il risquait de fuir s'il était libéré, même sous condition.
Mais cette décision a été cassée par une cour d'appel, qui a donné raison aux avocats de M. Diab. Ceux-ci avaient fait valoir que les droits de leur client avaient été bafoués car les documents à charge présentés pendant l'audience étaient en français, une langue que M. Diab affirme ne pas comprendre.
L'audition qui a commencé mercredi porte uniquement sur une éventuelle remise en liberté de M. Diab, qui portait un costume sombre et une chemise blanche. Une audition sur l'extradition elle-même aura lieu ultérieurement à une date non encore fixée.
Une audition, prévue pour durer trois jours, s'est ouverte mercredi matin au palais de justice d'Ottawa: elle offre à M. Diab, un professeur de sociologie libano-canadien de 55 ans, une seconde chance de recouvrer la liberté après quatre mois de détention.
Enseignant à temps partiel dans deux universités d'Ottawa, M. Diab avait été arrêté le 13 novembre dernier dans la banlieue d'Ottawa à la demande de la justice française, qui veut le juger.
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