Le retour attendu de Sessègnon
L'absence du Béninois, suspendu lors du clasico, comme l'on pouvait s'y attendre, a été déterminante. Le milieu de terrain, sans doute le meilleur Parisien cette saison, a bien évidemment terriblement manqué. « Il nous aide beaucoup, ce n'est pas une découverte non plus. Il apporte de l'équilibre, c'est plus clair. C'est pour cela qu'on l'a pris, c'est pour cela qu'il s'est imposé, a répété Paul Le Guen dimanche après la rencontre. Son retour devrait donc faire du bien à Paris. Il devrait jouer jeudi face à Braga en Coupe de l'UEFA. Il avait déjà été le seul à surnager lors du laborieux nul à l'aller face aux Portugais au Parc des Princes. Le Paris-SG ne peut cependant pas tout attendre d'un joueur, aussi bon soit-il. »
Le Paris-SG ou l'art du rebond
Cette saison, le club parisien a toujours fait preuve d'une capacité à réagir après chaque coup dur. Après sa large défaite face à Bordeaux (4-0) en début d'année, la cote de Paris avait sérieusement baissé. Mais ensuite, le club parisien a enchaîné une très belle série en championnat (six victoires sur 7 matches) qui a connu un coup d'arrêt dimanche. Cette manière de réagir peut rendre optimiste Le Guen qui l'a affirmé après la rencontre : « Il va falloir se relever avec force, nous l'avons déjà fait. »
Un calendrier difficile
A priori, le Paris-SG possède l'un des programmes les plus chargés et les plus difficiles à gérer, avec l'OL, si on le compare aux autres équipes pouvant encore prétendre au titre. Le club parisien va en effet devoir gérer trois déplacements plutôt compliqués en commençant par Toulouse dimanche prochain, et ce quatre jours après un déplacement à Braga pour la Coupe de l'UEFA. Il devra également se rendre à Lille, intraitable à domicile, et à Lyon ensuite. Au Parc, le Paris-SG va notamment recevoir Rennes lors de la 34e journée.
Un effectif qui a montré ses limites
Le problème de banc parisien s'est révélé décisif dimanche face à Marseille. Face à l'absence de Sessègnon, Paul Le Guen n'avait pas vraiment le choix et a aligné Giuly et Luyindula. Le second avait pris place côté droit, laissant l'ancien joueur de l'AS Rome dans l'axe. Si Giuly s'en est bien sorti, cela fut plus laborieux pour Luyindula.
Même problème pour Ceara qui aurait certainement eu besoin de souffler, mais le Paris-SG n'a pas de solution de rechange. Si le banc a montré ses limites, les joueurs aussi. Paul Le Guen a remarqué dimanche qu'ils étaient « plus nerveux que d'habitude », laissant entendre qu'ils n'avaient pas su gérer cette situation inédite, peut-être aussi gagnés par la fatigue.
Comme l'avait ensuite expliqué le gardien parisien Mickaël Landreau, c'est certainement cette capacité à gérer les grands rendez-vous qui fait la différence. Paris a montré dimanche qu'il lui manquait encore ce petit plus qui tisse l'étoffe d'un champion.
Il lui reste dix matches pour faire mentir ce constat.

