Arrivé à l'aéroport d'Orly en début d'après-midi, le général Sleiman a été escorté en grande pompe par un détachement à cheval de la Garde républicaine des Invalides jusqu'à ses quartiers de l'hôtel de Marigny, où il réside pendant son séjour, avant d'être reçu à l'Élysée par Nicolas Sarkozy.
Avant le dîner officiel prévu lundi soir, cet entretien de trois quarts d'heure a donné le ton d'une visite d'État, la première d'un chef d'État arabe depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy en mai 2007, toute entière tournée vers la célébration de l'amitié franco-libanaise.
"C'est une visite qui exprime la valeur du Liban pour la France et l'appui du président français pour le gouvernement et le peuple libanais (...) la France a toujours soutenu et appuyé la liberté, l'indépendance et la souveraineté du Liban", a souligné devant la presse M. Sleiman.
"Le président Sarkozy lui a dit qu'il le recevait en ami et en tant que président d'un pays ami de la France. Il l'a aussi assuré du soutien total de la France dans ses efforts pour consolider l'indépendance et l'unité du Liban", a renchéri de son côté l'Élysée.
Devant la presse, le chef de l'État libanais s'est également réjoui de sa totale "concordance de vues" avec la France sur les relations syro-libanaises et le processus de paix au Proche-Orient.
"La France ne permettra pas qu'il y ait un compromis ou une solution au détriment du Liban, le Liban ne le permettra pas non plus", a-t-il insisté.
La France a déployé quelque 1.850 soldats mobilisés dans la force des Nations unies dans le sud du Liban (Finul), mais a annoncé fin janvier son retrait du dispositif maritime de cette force.
Lors de leur entretien, les deux responsables se sont félicités du nouveau pas accompli dans la normalisation des relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban, engagée il y a un an à Paris, avec l'ouverture lundi de la première ambassade du Liban à Damas. "Les choses se passent tout à fait normalement entre le Liban et la Syrie, conformément à la feuille de route", a relevé le général Sleiman, alors que la présidence française s'est réjouie de cette "évolution favorable".
La France, qui a fait de la réconciliation syro-libanaise l'une des conditions de sa bonne relation avec Damas, entend également profiter la visite du général Sleiman pour soutenir la réconciliation interlibanaise à trois mois des élections législatives du 7 juin. Nicolas Sarkozy a ainsi confirmé lundi à son hôte que la France enverrait, sous les couleurs de l'Union européenne (UE), des observateurs pour surveiller le bon déroulement de ce scrutin, a indiqué l'Élysée. M. Sarkozy a assuré que "la France ne soutient aucun camp en particulier mais qu'elle soutient le dialogue et le consensus au Liban". Le président libanais a assuré de son côté que ces élections seraient "transparentes et tout à fait démocratiques".
Le président français s'est par ailleurs félicité du début des travaux, le 1er mars, du tribunal international spécial mis sur pied pour juger les assassins présumés de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
"La France lui apporte tout son soutien et refuse l'impunité", a-t-il dit à son invité, selon l'Élysée, pour ajouter qu'elle refusait aussi "toute politisation du tribunal", qui doit "faire son travail".
La France, ancienne puissance de tutelle au Liban, compte aussi continuer à recentrer son image de soutien privilégié de la communauté chrétienne à celle plus neutre "d'amie de tous les Libanais", y compris les chiites proches du Hezbollah prosyrien et proiranien.
Nicolas Sarkozy s'est rendu deux fois au Liban depuis son arrivée à l'Élysée, en juin 2008 et janvier 2009, et son Premier ministre François Fillon y a également effectué une visite en novembre, accompagné d'une forte délégation d'hommes d'affaires.
M. Sleiman doit rencontrer mardi M. Fillon, puis se rendre à l'Assemblée nationale et au Sénat, avant de quitter mercredi Paris.
Arrivé à l'aéroport d'Orly en début d'après-midi, le général Sleiman a été escorté en grande pompe par un détachement à cheval de la Garde républicaine des Invalides jusqu'à ses quartiers de l'hôtel de Marigny, où il réside pendant son séjour, avant d'être reçu à l'Élysée par Nicolas Sarkozy.
Avant le dîner officiel prévu lundi soir, cet entretien de trois quarts d'heure a donné le ton d'une visite d'État, la première d'un chef d'État arabe depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy en mai 2007, toute entière tournée vers la célébration de l'amitié franco-libanaise.
"C'est une visite qui exprime...

