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La première ambassade du Liban a ouvert lundi à Damas

La première ambassade du Liban à Damas a ouvert ses portes lundi, à la suite de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays voisins l'an dernier. Le chargé d'affaires Rami Mourtada a hissé le drapeau libanais sur le bâtiment situé dans le quartier huppé d'Abou-Roumaneh, dans le centre de la capitale syrienne.

Le 15 octobre 2008, la Syrie et le Liban ont établi des relations diplomatiques pour la première fois depuis la proclamation de leur indépendance il y a plus de 60 ans, un premier pas vers la normalisation de leurs rapports marqués par une longue tutelle syrienne de 30 ans sur son petit voisin.

Le futur ambassadeur du Liban en Syrie, Michel Khoury, "se rendra à Damas après avoir quitté officiellement ses fonctions à Chypre", a-t-on par ailleurs indiqué à Beyrouth.

De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a déclaré lundi que son pays allait désigner "très prochainement" un ambassadeur au Liban, où la représentation syrienne a ouvert ses portes en décembre 2008. À cette date, c'est le Premier secrétaire de l'ambassade, Shawqi Shamat, qui a commencé à tenir la permanence.

"Nous avions hissé le drapeau syrien sur notre représentation à Beyrouth et nous allons très prochainement nommer un ambassadeur syrien au Liban", a assuré M. Mouallem.

Le ministre s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, à la sortie d'une réunion de ministres arabes visant à préparer le prochain sommet arabe prévu à Doha les 29 et 30 mars.

À Beyrouth, l'un des principaux leaders de la majorité parlementaire, Saad Hariri, a salué l'ouverture de l'ambassade.

"C'est une très bonne chose", a-t-il dit lors d'une interview à l'AFP, soulignant qu'il s'agit encore d'un pas "symbolique".

"Cela ne s'est pas fait de manière gratuite. Nous avons donné notre sang pour que ces relations soient établies", a indiqué le député, en référence à l'assassinat de son père, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, qui avait été la cause principale du départ des troupes syriennes du Liban en 2005, après 30 ans de présence.

"Tout ce que nous demandons au gouvernement syrien, c'est un traitement d'égal à égal. S'ils ne se rendent pas compte que le Liban est un pays libre, souverain et indépendant, c'est leur problème", a souligné M. Hariri.

"Que Damas s'ingère dans les affaires internes du Liban est inacceptable", a-t-il encore ajouté, en évoquant notamment les prochaines législatives où la majorité affrontera le camp mené par le Hezbollah et soutenu par Damas et Téhéran.

Le 15 octobre 2008, la Syrie et le Liban ont établi des relations diplomatiques pour la première fois depuis la proclamation de leur indépendance il y a plus de 60 ans, un premier pas vers la normalisation de leurs rapports marqués par une longue tutelle syrienne de 30 ans sur son petit voisin.
Le futur ambassadeur du Liban en Syrie, Michel Khoury, "se rendra à Damas après avoir quitté officiellement ses fonctions à Chypre", a-t-on par ailleurs indiqué à Beyrouth.
De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a déclaré lundi que son pays allait désigner "très prochainement" un ambassadeur au Liban, où la représentation syrienne a ouvert ses portes en décembre 2008....