L'Iran a répété lundi qu'il ne cherchait pas à obtenir l'arme atomique, alors qu'un responsable militaire américain a affirmé la veille qu'il disposait de suffisamment de matériaux pour en fabriquer au moins une.
"Toutes ces déclarations sont sans fondement", a dit le porte-parole de la diplomatie iranienne Hassan Ghashghavi dans un point de presse, en réponse aux commentaires du chef d'état-major interarmées américain Michael Mullen.
Pour autant M. Ghashghavi n'a pas disputé l'affirmation de ce dernier, mais a expliqué que l'Iran n'entendait pas se doter de l'arme nucléaire et ne pourrait le faire sans que la communauté internationale le remarque.
Interrogé pour savoir si Téhéran détenait assez de matériaux nucléaires pour construire une bombe atomique, l'amiral Mullen a répondu: "tout à fait franchement, nous pensons que oui".
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran dispose désormais de 1.010 kilos d'hexafluorure d'uranium faiblement enrichi. Pour fabriquer une bombe il lui faudrait d'abord enrichir ce matériau à un niveau élevé.
M. Ghashghavi a remarqué que cette procédure ne pouvait échapper à l'observation de l'agence: "il y a des caméras de l'AIEA et l'AIEA teste la pureté du matériau (nucléaire) iranien, et donc comment pourrait-il être possible qu'avec un tel degré de surveillance du matériau faiblement enrichi soit hautement enrichi".
Le porte-parole a aussi affirmé qu'"il doit être prouvé que l'Iran cherche à obtenir de l'uranium hautement enrichi".
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates avait estimé de son côté dimanche que l'Iran n'était pas "près d'avoir une arme (nucléaire) à ce stade".
Le chef de l'AIEA Mohamed ElBaradei s'est récemment dit convaincu que l'Iran cherchait à acquérir la technologie permettant d'accéder à l'arme atomique, tout en se montrant plus réservé sur la question de savoir si Téhéran voulait vraiment la fabriquer.
L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, à cause de son refus de suspendre son programme d'enrichissement.
"Toutes ces déclarations sont sans fondement", a dit le porte-parole de la diplomatie iranienne Hassan Ghashghavi dans un point de presse, en réponse aux commentaires du chef d'état-major interarmées américain Michael Mullen.
Pour autant M. Ghashghavi n'a pas disputé l'affirmation de ce dernier, mais a expliqué que l'Iran n'entendait pas se doter de l'arme nucléaire et ne pourrait le faire sans que la communauté internationale le remarque.
Interrogé pour savoir si Téhéran détenait assez de...

