« Il est réellement affligeant de constater que la campagne injuste et trompeuse lancée contre l'hôte de Bkerké et le symbole du pouvoir ecclésiastique maronite, le patriarche Nasrallah Sfeir, se poursuit et se répand », écrit M. Eddé dans un communiqué.
« Il est aussi très regrettable de voir que les flammes de cette campagne, avec ce qu'elle comporte d'insultes personnelles, sont lancées principalement par des fils de la communauté maronite », note-t-il.
Selon M. Eddé, cela se passe « au moment où de nombreuses instances religieuses, de toutes les autres communautés libanaises, expriment leurs opinions et leurs points de vue en rapport avec les affaires publiques et vont même jusqu'à entrer dans les détails de la politique qu'ils voudraient voir adopter au Liban, sans qu'ils ne subissent de la part de leurs coreligionnaires de telles campagnes de presse féroces et immorales ».
« Au contraire, ajoute-t-il, ils continuent de jouir du respect obligatoire que leur doivent les fils de leurs communautés, même lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec eux. Faut-il croire que si le patriarche Sfeir, connu pour son ouverture d'esprit, son souci de prêter l'oreille à tout le monde et ses appels au dialogue, subit cette campagne, c'est parce qu'il a les yeux braqués sur l'indépendance du Liban, son unité, sa pluralité, sa coexistence et son système démocratique et qu'il en fait des priorités absolues ? » s'interroge-t-il.
« Est-ce parce que ses positions de principes et nationales au sujet des affaires publiques émanent des constantes qui ont vocation de rassembler et non pas des conceptions factieuses et étroites qui cherchent à justifier des tendances ou des positions politiques partisanes et particulières, voire des intérêts personnels ? »
« Que les promoteurs de cette campagne reviennent donc à leur conscience nationale, même s'ils sont en désaccord avec le patriarche, et cessent de bombarder d'insultes Bkerké et son hôte, qui forment tous deux le rocher sur lequel le Liban est édifié », conclut l'ancien ministre.


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