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Liban - Élections

Sfeir intraitable : La majorité gouverne, la minorité s’oppose

Le président de la République, Michel Sleiman, a assuré hier que si toutes les parties veulent sérieusement que les élections législatives aient lieu comme prévu, l'organisation du scrutin en un seul jour est possible.
Le président Sleiman a reçu hier au palais de Baabda les membres du nouveau conseil de l'ordre de la presse, conduits par le président de l'ordre, Mohammad Baalbacki, et a répondu à leurs questions.
Interrogé sur la capacité des forces de l'ordre à remplir leur mission en cas de déroulement du scrutin en un seul jour, M. Sleiman a dit : « S'il y a une volonté chez toutes les parties de faire en sorte que les élections aient lieu, et c'est le cas, ce dont nous disposons comme forces de l'ordre est suffisant. Car s'il faut mobiliser 200 000 militaires et policiers pour les élections, cela veut dire que celles-ci ne sont plus démocratiques. S'il y a une volonté de sabotage, l'armée est en mesure de maîtriser la situation, mais cela pourrait mener à torpiller le scrutin. Cependant, je crois qu'il existe une volonté sérieuse chez tous les protagonistes en faveur du déroulement des élections. »
Prié de clarifier son point de vue sur la question de l'adoption du mode de scrutin proportionnel, M. Sleiman a redit que ce mode de scrutin « est susceptible de régler beaucoup de problèmes ». « Cependant, a-t-il ajouté, du moment que 120 députés ont approuvé la loi électorale en vigueur, toute velléité de changement devient difficile à réaliser, du moins avant les prochaines élections. »
« De plus, a-t-il noté, il faudrait avant tout examiner la capacité du ministère de l'Intérieur à mettre en œuvre la nouvelle loi, dans le cas où elle est adoptée, et aussi connaître les points de vue des principaux blocs parlementaires à ce sujet ».
Il a réaffirmé en outre que la proportionnelle garantirait l'application du pacte national, tout en soulignant, une nouvelle fois, que « la démocratie suppose l'acceptation de la loi » par tous.
« Les élections devraient être une occasion de joie et non un souci pour les Libanais », a-t-il encore dit.
Interrogé sur les effets de l'insécurité ainsi que des tirs de missiles sur Israël sur le déroulement des élections, le chef de l'État a répondu : « De tels incidents rendent impératif le déroulement du scrutin. Mais le plus important est de poursuivre les fauteurs de troubles, de les sanctionner et de les dépouiller de toute couverture politique. Cela montrerait la volonté réelle de toutes les parties d'aller vers les élections. »
Pour ce qui est des missiles, « la position est claire et le chef de l'État a dit son mot à ce sujet, et il l'a fait au Liban-Sud », a-t-il dit.
Prié de confirmer s'il y aurait aujourd'hui une rencontre sous son égide à Baabda entre le Premier ministre, Fouad Siniora, et le président de la Chambre, Nabih Berry, dans le cadre des efforts pour régler le litige sur le budget du Conseil du Liban-Sud, M. Sleiman s'est montré prudent, s'abstenant de toute réponse tranchée. « La rencontre n'est pas un objectif en soi. C'est l'adoption du budget qui l'est. Et cet objectif, nous pourrions l'atteindre sans que les deux ne se rencontrent, tout comme il est possible de l'atteindre avec une telle rencontre », a-t-il indiqué.
À la question de savoir s'il était en faveur d'un amendement de l'accord de Taëf, le président de la République a souligné qu'il fallait « d'abord appliquer cet accord de manière saine afin d'être en mesure d'en identifier les lacunes et les problèmes. C'est alors qu'on pourrait étudier la possibilité de les régler. Le rôle du chef de l'État est de protéger la Constitution et de veiller au maintien de l'équilibre des pouvoirs ».
« Je suis engagé à faire appliquer la Constitution. Or il s'agit d'une Constitution à caractère de pacte et la seule au monde qui attribue aux confessions un rôle politique. C'est pour cela que je ne permettrai pas qu'une communauté soit mise à l'écart », a-t-il réaffirmé.
Sur l'utilité du dialogue en cours et sa lenteur, il a noté que la question de la stratégie défensive avait « besoin de temps ». « Militairement, l'armée a protégé la frontière lors de la guerre de Gaza, et la Résistance était prête à agir en cas d'occupation. Cela a constitué un modèle important et utile pour le débat sur la stratégie », a-t-il estimé.
« En outre, a-t-il poursuivi, la table de dialogue a d'autres atouts. Elle permet au chef de l'État d'exprimer directement ses idées et son point de vue sur les problèmes du moment devant le président de la Chambre et les chefs de bloc parlementaire, tout comme elle autorise des échanges de points de vue hors du cadre de la Chambre. »
Enfin, cette table de dialogue est « habilitée à se transformer ultérieurement et après quelques modifications en comité national pour l'abolition du confessionnalisme politique, et cela lorsque les circonstances le permettront », a ajouté M. Sleiman.
Enfin, sur le point de savoir si l'éventualité d'un transfert à La Haye des quatre officiers détenus dans l'affaire Hariri constituerait pour lui une contrainte embarrassante, le chef de l'État a assuré que « la question est entièrement du ressort de la justice » et qu'il ne pouvait, lui, se comporter à cet égard qu'en sa qualité de président de la République. « Les sentiments personnels n'ont rien à voir avec cela », a-t-il dit.
Signalons par ailleurs que le président Sleiman s'est entretenu avec le ministre de la Défense, Élias Murr, des derniers développements.
Le président Sleiman a reçu hier au palais de Baabda les membres du nouveau conseil de l'ordre de la presse, conduits par le président de l'ordre, Mohammad Baalbacki, et a répondu à leurs questions.Interrogé sur la capacité des forces de l'ordre à remplir leur mission en cas de déroulement du scrutin en un seul jour, M. Sleiman a dit : « S'il y a une volonté chez toutes les parties de faire en sorte que les élections aient lieu, et c'est le cas, ce dont nous disposons comme forces de l'ordre est suffisant. Car s'il faut mobiliser 200 000 militaires et policiers pour les élections, cela veut dire que celles-ci ne sont plus démocratiques. S'il y a une volonté de sabotage, l'armée est en mesure de maîtriser la...
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