Elle s'annonçait déjà comme telle au coup d'envoi. Pourtant, les Lyonnais ont pris l'avantage dès la 7e minute sur un coup franc transformé de l'aile gauche par Juninho et accordé pour une faute de Yaya Touré sur Ederson.
Les supporteurs voudraient y voir un présage. En 2004, 2005 et 2006, l'Olympique lyonnais s'était qualifié pour les quarts après que Juninho eut marqué à chaque fois en 8e de finale.
Par la suite, les Lyonnais ont maintenu la pression, agressifs sur le porteur du ballon, solidaires en défense et se projetant rapidement vers l'avant dès la récupération.
L'OL était plusieurs fois dangereux sans pouvoir creuser l'écart. Le gardien Victor Valdes et Gérard Piqué sauvaient le Barça (8) devant Karim Benzema qui trouvait le poteau un peu plus tard (27).
Henry égalise
De son côté, le Barça, qui restait sur un résultat nul au Betis Séville (2-2) et une défaite à domicile devant l'Espanyol (2-1), samedi, s'est montré décevant en première période avec un jeu statique, une mauvaise circulation du ballon, sa force habituelle, et incapable de trouver les ailes.
C'est Thierry Henry, inexistant jusqu'alors, qui égalisait en seconde période en reprenant de la tête au second poteau un corner joué de la droite par Xavi dévié de la tête par Rafael Marquez (68).
Ce but récompensait une bonne réaction du Barça alors que l'OL ne parvenait plus à maintenir le rythme et la pression imposés en première période.
Succès mérité d'Arsenal face à la Roma
L'air de l'Europe a revigoré un Arsenal mal payé de sa grosse domination sur l'AS Roma par une courte victoire obtenue sur un penalty de Robin Van Persie (1-0) qui ne met pas les Londoniens à l'abri avant le retour en Italie.
Face à des Italiens incapables de tenir le ballon, Arsenal a mis pendant plus d'une heure un rythme que ses supporteurs ne le pensaient plus capable d'insuffler après ses prestations atones de championnat. Mais l'équipe d'Arsène Wenger a encore pêché par manque de réalisme.
Dynamique sur son côté droit, le Français Samir Nasri avait à cœur de briller devant son sélectionneur Raymond Domenech, venu observer les six Bleus sur le terrain, cinq Gunners et le Romain Philippe Mexès.
C'est d'ailleurs ce dernier, déjà averti (14) qui, malgré lui, débloquait la situation en attrapant légèrement dans la surface le pied de Van Persie qui se faisait justice (37, 1-0).
Le temps passant, la défense romaine y gagnait en sérénité pendant qu'Arsenal s'échinait. L'heure était passée pour des Londoniens qui pourraient être amenés à regretter leur prodigalité.
L'Inter concède le nul
L'Inter, longtemps tétanisé par l'enjeu, n'est pas parvenu à faire mieux que 0 à 0 face à Manchester United Milan, permettant au solide tenant de la Ligue des champions d'être en ballottage favorable avant le huitième de finale retour.
L'équipe milanaise, qui rêve tant de briller en Europe, a été méconnaissable tout le long des 45 premières minutes, laissant MU s'installer et prendre le match en main. En seconde période, elle s'est enhardie, mais pas suffisamment pour faire vaciller son adversaire.
Manchester, de son côté, a préservé l'essentiel. Les Red Devils peuvent cependant regretter de ne pas avoir mieux exploité leur nette domination en première période : un but, le fameux « but à l'extérieur », aurait singulièrement augmenté leurs chances de qualification à Old Trafford dans deux semaines.
Les résultats
Arsenal-AS Roma : 1-0
Athletico Madrid-Porto : 2-2
Lyon-Barcelone : 1-1
Inter Milan-Manchester United : 0-0.

