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Assad à Kerry : Damas invite les États-Unis au dialogue

Le président syrien Bachar el-Assad a appelé les États-Unis au dialogue et à ne pas "dicter" leurs décisions pour régler les problèmes du Proche-Orient, en recevant samedi à Damas deux membres du Congrès américain dont l'influent sénateur John Kerry.

Trois délégations du Congrès américains se sont succédées en moins d'une semaine à Damas, au moment où les États-Unis semblent réviser leur politique à l'égard de pays jugés hostiles sous la précédente Administration de George W. Bush.

M. Assad a reçu samedi M. Kerry, en tournée au Proche-Orient, après un entretien avec le président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, Howard Berman. Mercredi, une délégation de sénateurs dirigée par Benjamin Cardin s'est rendue en Syrie.

Au cours de ses entretiens séparés avec MM. Kerry et Berman, M. Assad a affirmé que les relations entre la Syrie et les États-Unis "devraient être basées sur une compréhension des questions de la région et les intérêts communs", selon l'agence officielle Sana.

Il a aussi dit que "le dialogue était la seule voie pour comprendre et régler les problèmes, et ce en tenant compte de l'Histoire de la région et des droits de ses peuples".

Il faut "s'éloigner de la politique qui consiste à dicter les décisions", a-t-il ajouté en informant les deux membres du Congrès américain de la "vision" de la Syrie concernant les développements au Proche-Orient.

Ces deux membres du Congrès ont souligné chacun "le rôle actif de la Syrie" dans la région ainsi que "l'importance de développer le dialogue entre Damas et Washington", toujours selon Sana.

Avant la Syrie, M. Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, s'était rendu au Liban, en Jordanie, en Israël, en Cisjordanie et à Gaza.

Lors de son étape mercredi à Beyrouth, M. Kerry avait affirmé que son entretien avec M. Assad "serait un test pour voir si le moment est venu pour un changement" au niveau des relations entre Damas et Washington.

Il avait aussi dit que les États-Unis allaient demander à la Syrie d'aider au désarmement du Hezbollah libanais que Damas soutient.

M. Kerry avait souligné la nouvelle approche de l'Administration de Barack Obama à l'égard du Proche-Orient, en contraste avec celle de George W. Bush, dont les relations de son pays avec Damas se sont détériorées après l'invasion de l'Irak en 2003.

Les relations se sont encore tendues après l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, que Washington attribue au régime de Damas qui a exercé pendant 29 ans une tutelle au Liban.

Les deux pays n'ont pas rompu leurs relations diplomatiques mais Washington a rappelé son ambassadeur à Damas dont le président syrien a dit souhaiter le retour.


Trois délégations du Congrès américains se sont succédées en moins d'une semaine à Damas, au moment où les États-Unis semblent réviser leur politique à l'égard de pays jugés hostiles sous la précédente Administration de George W. Bush.
M. Assad a reçu samedi M. Kerry, en tournée au Proche-Orient, après un entretien avec le président de la commission des Affaires étrangères à la Chambre des représentants, Howard Berman. Mercredi, une délégation de sénateurs dirigée par Benjamin Cardin s'est rendue en Syrie.
Au cours de ses entretiens séparés avec MM. Kerry et Berman, M. Assad a affirmé que les relations entre la Syrie et les...