L'affaire a failli saboter l'entente politique fragile en Conseil des ministres, jeudi, mais ce risque a été évité de justesse par l'absence de vote et la chance donnée à de nouveaux efforts de conciliation qui doivent être menés par le président Michel Sleiman, avec un groupe de ministres.
Il a été ainsi question d'une commission ministérielle dont la présidence du Conseil a fait état, mais dont la formation a été catégoriquement niée par la présidence de la Chambre. Citées par la LBCI en soirée, des sources de Aïn el-Tiné on haussé le ton en soulignant l'attachement de M. Nabih Berry à l'octroi des 60 milliards de livres, « et pas une livre de moins », au Conseil du Sud. Selon ces sources, M. Berry veut pour cet organisme les 60 milliards ainsi que l'ensemble des dons accordés au Liban-Sud, même ceux dont une partie a été affectée à d'autres projets. Estimant que le ministre des Finances, Mohammad Chatah, « a compris les revendications de M. Berry et a essayé de les communiquer au Conseil des ministres », les sources proches de Berry ont attribué le blocage à la présidence du Conseil. Elles ont démenti la présence d'une commission ministérielle, expliquant que les ministres Bahia Hariri, Mohammad Chatah, Mohammad Fneich, Mohammad Khalifé, Ghazi Aridi et Khaled Kabbani doivent suivre chacun séparément cette affaire avec le président de la République et établir des contacts pour essayer de dégager une solution. Plusieurs réunions se tiendront à cette fin, peut-être même à partir de ce week-end.
Le chef de l'État, a-t-on indiqué de sources ministérielles, souhaite notamment parvenir à organiser une réunion entre MM. Nabih Berry et Fouad Siniora, partant du principe qu'un contact direct entre eux serait peut-être susceptible de déboucher sur une entente autour d'une solution acceptable pour les deux parties, sans qu'il n'y ait de vainqueur et de vaincu.


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