transportant l’ayatollah Rouhollah
Khomeiny atterrit à
Téhéran. Le retour triomphal
de l’ayatollah survient après
quinze longues années d’exil
entre l’Irak et la France. Le
chah Mohammad Reza Pahlavi,
lui, a fui le pays deux
semaines plus tôt, chassé par
le « pouvoir de la rue ». Victorieuse,
la révolution islamique
est officiellement instaurée le
11 février de cette même année.
Ce développement – quasi
inattendu, à l’époque – a été
qualifié comme l’un des événements-
clés de l’histoire du XXe
siècle au Moyen-Orient.
Aujourd’hui, la République
islamique d’Iran fête ses trente
ans d’existence. Trente ans
durant lesquels le pays a dû affronter,
non sans difficulté, une
multitude de menaces, dont
une guerre de huit ans avec
l’Irak, un embargo américain et
une série de sanctions internationales
en raison de son programme
nucléaire controversé.
En dépit de tous ces défis,
la République islamique
a néanmoins réussi à s’imposer
comme un acteur-clé au
Moyen-Orient. De l’Afghanistan
à l’Irak en passant par
les territoires palestiniens, le
Liban, le Bahreïn et même le
Koweït, l’influence politique
de l’Iran n’est pas négligeable.
Et dans certains cas, comme
avec le Hezbollah au Liban,
l’Armée du mahdi en Irak, et le
Hamas dans la bande de Gaza,
Téhéran est soupçonné d’offrir
beaucoup plus qu’un soutien
« moral ». Les capitales occidentales,
Washington en tête,
accusent l’Iran de financer et
d’armer ces mouvements islamistes
ouvertement hostiles
envers Israël et les États-Unis.

