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Liban - Parti

Gemayel : L’enjeu des élections sera la souveraineté ou le suivisme

L'ancien président de la République Amine Gemayel a déclaré à l'adresse de ses alliés qu'« il n'y a pas de véritable démocratie sans partis politiques ».
L'ancien président de la République Amine Gemayel a affirmé hier que « les Kataëb ne reçoivent des cadeaux en sièges parlementaires de personne, mais c'est plutôt notre parti qui en offre aux autres ». Adressant un message clair au 14 Mars et au député Michel Murr, il a également estimé que les Kataëb « sont une force solide dans le Metn », se disant non concerné par « toute décision électorale qui ne respecte pas les droits et le poids » de son parti.
S'exprimant dans le cadre d'une conférence de presse qu'il a tenue hier au siège central des Kataëb à Saïfi, Amine Gemayel a souligné que les prochaines élections législatives « opposeront les forces de la neutralité positive, de la souveraineté et de la véritable démocratie à celles du suivisme, de la division des institutions, et de la formule des deux États et des deux armées ». « Les Libanais devront voter pour le système qui leur convient le mieux, voire pour un mode de vie », a-t-il ajouté, notant que « de nouvelles coutumes et une culture étrangère à la nôtre sont en train d'apparaître chez nous ».
« Il est grand temps que l'électeur chrétien recouvre son rôle et mette un terme à la marginalisation dont il a été victime depuis des décennies, a poursuivi le chef des Kataëb. Notre parti œuvrera pour que les chrétiens puissent choisir eux-mêmes leurs représentants au Parlement. Les Kataëb sont garants de la présence chrétienne. Nous sommes les principaux partenaires des autres dans le cadre du pacte national, et notre soutien à l'État est inaltérable ».
« Nous présenterons des candidats aux législatives dans les circonscriptions où nous estimons que nous sommes forts, a-t-il annoncé. Et nous chercherons à relancer notre présence dans certaines régions où nous avons été écartés par l'occupation et l'hégémonie. Nous respecterons les positions respectives de nos alliés sans abandonner nos droits. Nous insistons sur le respect des principes de la participation à la prise de décision et au partenariat dans la représentation. Toute décision électorale qui viole ces principes ne concernera pas le parti, ni au niveau de ses alliances ni en ce qui concerne ses candidats. S'ils veulent prendre des mesures sans nous consulter, nous agirons sur base de nos intérêts sans en prendre compte ».
L'ancien chef de l'État a réclamé une représentation parlementaire pour son parti dans le Nord, le Mont-Liban nord et sud, la Békaa, le Liban-Sud et le Metn. Il s'est aussi dit prêt à conclure des alliances avec des notables dans les régions « sur base de programmes clairs et sans équivoque ».
« Nous tenons à l'unité de la coalition du 14 Mars, a-t-il poursuivi. Les forces de la majorité doivent concrétiser leur alliance politique nationale en scellant une alliance électorale sur base du partenariat. (...) Il n'y a pas de démocratie sans partis. Nous sommes prêts à dialoguer avec nos alliés et avec des parties qui n'appartiennent pas à la majorité. S'ils veulent parler du nombre de partisans, des sacrifices et des martyrs, de l'apport à la lutte contre l'occupation, des programmes politiques, économiques et sociaux, nous sommes prêts à en discuter. Mais notre marginalisation est hors de question. »
Prié de dire s'il existait un différend entre le 14 Mars et les Kataëb, Amine Gemayel a affirmé être en contact permanent et régulier avec tous ses alliés. « Nous discutons de la formation de nos listes électorales, a-t-il ajouté. Mais je voulais adresser un message à tous pour rappeler qu'il n'y a pas de démocratie sans partis. Nous voulons donc un bloc Kataëb qui puisse offrir une garantie contre la marginalisation des chrétiens. »
« Notre présence dans le Metn est solide et bien ancrée, a-t-il poursuivi. Nous discutons avec le député Michel Murr et nous nous réunirons bientôt pour définir les principes de notre alliance. Nous sommes également en contact avec le Tachnag. Et notre main est tendue à tous. (...) Nous appartenons au 14 Mars et coopérons avec nos alliés. Il y a quelques problèmes dans certaines régions à ce niveau. Les ambitions des uns peuvent être en opposition avec celles des autres, mais tous sont conscients de l'importance de l'unité ».
Ripostant aux derniers propos du chef du CPL, Amine Gemayel a dit « souhaiter que le général Aoun retrouve ses anciennes positions ». « Nous avons mené la lutte pour l'indépendance côte à côte et nous aimerions nous retrouver autour des constantes du 14 Mars. (...) Les autres composantes de la majorité se sont rapprochées de nos positions historiques. Mais je ne sais pas si le 8 Mars a adopté la cause que nous avions défendue avec Michel Aoun », a-t-il poursuivi.
L'ancien chef de l'État a en outre déploré les attaques contre l'armée. « Certains reprennent les expressions de l'époque du totalitarisme communiste telles que "l'idéologie de l'armée", a-t-il lancé. La troupe n'a pas d'idéologie ! Il s'agit d'une institution nationale dont le chef suprême est le président de la République, et qui suit les directives du Conseil des ministres et du Parlement. Il faut garder l'armée à l'abri de toute polémique, et nous saluons les positions du président Sleiman et du général Kahwagi en la matière. »
Amine Gemayel a également déploré les critiques qui ont visé le patriarcat maronite dernièrement. « Le communiqué publié par Bkerké en 2000 a lancé la dynamique du 14 Mars, a-t-il souligné. Le patriarcat est le parrain de la marche vers la souveraineté et ne fait partie de la machine électorale de personne. »
Et le chef des Kataëb d'exprimer enfin la volonté du Saint-Siège, qu'il a visité récemment, que « tous les chrétiens se rallient autour de Bkerké ».
L'ancien président de la République Amine Gemayel a affirmé hier que « les Kataëb ne reçoivent des cadeaux en sièges parlementaires de personne, mais c'est plutôt notre parti qui en offre aux autres ». Adressant un message clair au 14 Mars et au député Michel Murr, il a également estimé que les Kataëb « sont une force solide dans le Metn », se disant non concerné par « toute décision électorale qui ne respecte pas les droits et le poids » de son parti.S'exprimant dans le cadre d'une conférence de presse qu'il a tenue hier au siège central des Kataëb à Saïfi, Amine Gemayel a souligné que les prochaines élections législatives...
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