Le gouvernement est contraint de diminuer de 20 % ses investissements en 2009 alors qu’il a besoin de 400 milliards de dollars pour rétablir ses infrastructures.
Le gouvernement a été contraint de réduire pour la seconde fois en quelques mois les dépenses du budget 2009 en raison de la chute des cours du brut, dont l’exportation est la principale source de revenus du pays. Le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh a affirmé hier que les ministres avaient ramené la veille le budget de 67 à 62 milliards de dollars, soit une baisse de 7,5 % par rapport à celui adopté le 11 novembre 2008.
Établi en coopération avec le Fonds monétaire international (FMI), l’ancien projet de budget 2009 avait été établi sur la base d’un baril à 62,5 dollars. Il se situe actuellement autour de 47 dollars.
Durant l’été, le premier projet de budget avait fixé les dépenses à 80 milliards de dollars.
Selon M. Dabbagh, les recettes se monteront à 42,4 milliards de dollars, dont 36,5 milliards provenant de la vente du pétrole, soit 86 %. Ces prévisions ont été réalisées sur la base d’un baril à 50 dollars et l’exportation de 2 millions de barils par jour. Le déficit en 2009 se montera à 19,1 milliards de dollars, et sera financé par les dépenses non réalisées dans le budget 2008.
Les revenus pétroliers irakiens avaient flambé de 55,5 % en 2008, à plus de 61 milliards de dollars, alors que la production avait légèrement augmenté par rapport à 2007. L’Irak a produit en 2008 une moyenne de 2,286 millions de barils par jour (mbj), dont 1,85 mbj pour l’exportation.
Dans un pays qui se relève de cinq années de violence, le budget d’investissement a été réduit de 3 milliards de dollars, pour s’établir à un peu plus de 12 milliards, soit une baisse de 20 %.
Les budgets d’investissements dévolus aux ministères se montent à 6,6 milliards de dollars, et 2,4 milliards seront alloués aux provinces pour leurs projets de développement.
L’investissement dans le secteur pétrolier sera de 2,2 milliards de dollars et un milliard sera consacré à l’électricité. Ce sont les salaires qui, avec 49,6 milliards de dollars, représentent 80 % du budget, alors que 1,85 milliard sont consacrés au remboursement des dommages de guerre au Koweït.
L’Irak doit à l’émirat autour de 50 milliards de dollars au total, et s’est acquitté jusqu’à présent de 23 milliards.
Pour sa part, lors de l’inauguration hier d’une raffinerie à Dora, dans le sud de Bagdad, qui doit produire 70 000 barils/jour d’essence, de kérosène et du gasoil lourd et léger, le ministre du Pétrole Hussein Chahristani a annoncé que « l’autosuffisance en matière de produits raffinés sera atteinte cette année ».
« En 2005, nous dépensions 5 milliards de dollars pour importer de l’essence, mais cette année nous ne demanderons pas un sou au budget de l’État. Nous allons subvenir à nos besoins, et après nous allons même exporter nos produits raffinés », a-t-il dit. L’Irak possède les troisièmes réserves mondiales connues, estimées à 115 milliards de barils de brut.
Mais deux guerres, l’embargo international à la suite de l’invasion du Koweït en 1990, les sabotages ainsi que la violence depuis l’invasion conduite par les États-Unis en 2003 avaient contraint l’Irak à importer de l’essence du Koweït ou de Turquie, grevant un peu plus le budget de l’État.
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Le gouvernement a été contraint de réduire pour la seconde fois en quelques mois les dépenses du budget 2009 en raison de la chute des cours du brut, dont l’exportation est la principale source de revenus du pays. Le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh a affirmé hier que les ministres avaient ramené la veille le budget de 67 à 62 milliards de dollars, soit une baisse de 7,5 % par rapport à celui adopté le 11 novembre 2008.
Établi en coopération avec le Fonds monétaire international (FMI), l’ancien projet de budget 2009 avait été établi sur la base d’un baril à 62,5 dollars. Il se situe actuellement autour de 47 dollars.
Durant l’été, le...