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Actualités - Chronologie

Joumblatt : Pas de compromis au sujet du Conseil constitutionnel

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, affirme qu’il n’acceptera aucun compromis en Conseil des ministres au sujet du Conseil constitutionnel, tout comme il s’était opposé, en décembre, à un compromis lors de l’élection par le Parlement d’une partie des membres de ce Conseil. « Le 14 Mars ne pouvait à aucun moment renoncer à des magistrats respectables qui ont pris des risques sur leur vie pour rédiger le traité entre le Liban et l’ONU sur le tribunal international », déclare M. Joumblatt dans une interview à l’hebdomadaire Magazine. À la question de savoir comment il compte agir en ce qui concerne la désignation des autres membres du Conseil constitutionnel en Conseil des ministres, il répond : « De la même manière. Pas de compromis. » Interrogé sur les réconciliations interarabes lors du sommet de Koweït, il indique ne pas être au courant des intentions de la Syrie et qu’en tout état de cause, « l’unité des rangs arabes autour de l’initiative arabe de paix est préférable à l’axe iranien qui utilise la Syrie contre les Arabes ». M. Joumblatt réaffirme en outre son désaccord avec le point de vue du Hezbollah, selon lequel la guerre de Gaza a démontré que la stratégie de défense à adopter est celle de la résistance. « Je ne suis pas d’accord. Nous continuons à insister sur l’intégration progressive des armes de la résistance dans le cadre de l’armée et de l’État. Il est dans leur intérêt et dans l’intérêt du citoyen du Liban-Sud que soit mise sur pied une stratégie de défense où l’armée et l’État détiennent le pouvoir de décision en matière de guerre et de paix », dit-il. Prié d’évaluer la gestion du chef de l’État, Michel Sleiman, M. Joumblatt répond : « Excellente. » « Ce n’était pas évident pour un président d’accéder au pouvoir à l’ombre de ces divisions profondes, de préserver en priorité l’intérêt supérieur du Liban et d’insister sur l’importance de l’autorité de l’État », ajoute-t-il soulignant que le président Sleiman « n’a pas fait de surenchère à la façon d’Émile Lahoud ». Enfin, à la question de savoir où en est sa rencontre prévue avec le secrétaire général du Hezbollah, il affirme n’en avoir « aucune idée ». En soirée, le chef du PSP s’est rendu auprès du président de la Chambre, Nabih Berry, pour un entretien qui a porté, selon ses explications à la presse, sur les mesures prises sur le terrain, afin de consolider l’accalmie politique, après les événements du 7 mai. « Aujourd’hui même, il y a eu une réunion sectorielle de coordination entre des cadres du PSP et du mouvement Amal », a-t-il dit, indiquant que le contact « politique et amical » n’a pas été rompu avec M. Berry. « Il est vrai que chacun de nous se situe dans un camp déterminé, mais en définitive, ce pays ne peut être gouverné qu’à travers l’entente », a-t-il dit, affirmant avoir également discuté avec son hôte de la stratégie de défense « qui peut être réglée à travers le dialogue ».
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, affirme qu’il n’acceptera aucun compromis en Conseil des ministres au sujet du Conseil constitutionnel, tout comme il s’était opposé, en décembre, à un compromis lors de l’élection par le Parlement d’une partie des membres de ce Conseil.
« Le 14 Mars ne pouvait à aucun moment renoncer à des magistrats respectables qui ont pris des risques sur leur vie pour rédiger le traité entre le Liban et l’ONU sur le tribunal international », déclare M. Joumblatt dans une interview à l’hebdomadaire Magazine.
À la question de savoir comment il compte agir en ce qui concerne la désignation des autres membres du Conseil constitutionnel en Conseil des ministres, il répond : « De la même manière. Pas de compromis. »
Interrogé sur les réconciliations interarabes lors du sommet de...