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Actualités - Chronologie

États-Unis Obama s’attelle immédiatement à la tâche

Passées les réjouissances, Barack Obama s’est retrouvé hier devant la tâche colossale de résorber la crise économique et d’achever deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Ses premiers coups de fil ont été pour le Proche-Orient. « Nous ne pouvons pas traîner, il y a beaucoup de choses qui pressent », avait déclaré Barack Obama mardi soir à la chaîne ABC. Joignant l’acte à la parole, le nouveau président s’est immédiatement plongé hier, au premier jour plein de son mandat, dans la crise au Proche-Orient, en multipliant les appels aux dirigeants de la région. Il a ainsi assuré au président Mahmoud Abbas qu’il entendait « œuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région », a affirmé le porte-parole du dirigeant palestinien, Nabil Abou Roudeina. Selon lui, M. Obama a fait savoir au leader palestinien qu’il était « le premier dirigeant étranger qu’il appelait » depuis son investiture mardi. M. Obama a aussi parlé au téléphone avec le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui lui a rendu compte de la situation à Gaza et des efforts déployés en vue de mettre fin à la contrebande d’armes vers le territoire contrôlé par le Hamas, a indiqué la présidence du Conseil à Jérusalem. Selon la Maison-Blanche, M. Obama s’est également entretenu au téléphone avec le président égyptien, Hosni Moubarak, et le roi de Jordanie, Abdallah II. « Il a profité de la première journée de son mandat pour faire part de son attachement à une participation active en faveur de la paix entre Israël et les Arabes (...) et pour formuler son espoir d’une poursuite de la coopération », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. M. Obama s’est également déclaré « déterminé à aider à consolider le cessez-le-feu (à Gaza) en mettant sur pied un régime efficace de lutte contre la contrebande, afin d’empêcher le Hamas de se réarmer », a-t-il poursuivi. Il s’est aussi engagé à « faciliter, en partenariat avec l’Autorité palestinienne, un effort majeur de reconstruction pour les Palestiniens à Gaza », a encore indiqué M. Gibbs. En soirée, M. Obama a proposé au sénateur à la retraite George Mitchell, de mère libanaise et de père irlandais, et artisan de la paix en Irlande du Nord, de devenir émissaire pour le Proche-Orient. « Oui, il l’a fait », a précisé une source proche de l’administration à laquelle l’AFP venait de demander si M. Obama avait contacté M. Mitchell, âgé de 75 ans, pour lui proposer ce poste. Cette nomination attendue devrait être annoncée dans les 24 heures, en fonction de la confirmation par le Sénat de la nomination de l’ex-Première dame Hillary Clinton au poste de secrétaire d’État, a encore précisé cette source ayant requis l’anonymat. Suspension des procédures à Guantanamo M. Obama n’a, par ailleurs, pas attendu sa première journée de travail pour annoncer une première décision au retentissement international : il a demandé, mardi, la suspension des procédures devant les tribunaux d’exception de Guantanamo pendant 120 jours, pour laisser le temps à son administration de trancher l’avenir de ces procédures qu’a approuvées son prédécesseur et qui suscitent une vaste réprobation. Le Pentagone a, de son côté, annoncé qu’il allait réexaminer les procédures de détention à Guantanamo. En soirée, deux juges militaires ont suspendu, à la demande de l’accusation, les procédures judiciaires en cours cette semaine sur la base navale américaine. En ce qui concerne la politique interne, M. Obama a annoncé, dans un discours prononcé devant les membres de son administration à l’Executive Office Building, « un gel des salaires » de ses principaux collaborateurs à la Maison-Blanche, à l’heure où les Américains doivent « se serrer la ceinture » en raison de la crise économique. Le président américain s’est également engagé à mettre en œuvre une « nouvelle ère de transparence » dans son administration et à imposer des règles strictes sur les groupes de pression. Dans l’après-midi, M. Obama devait réunir son équipe économique et faire le point sur l’avancement des plans pour raviver la croissance et créer ou sauver trois ou quatre millions d’emplois. Ensuite, le président devait réunir des conseillers pour la Sécurité nationale, son secrétaire à la Défense, Robert Gates, le chef d’état-major, Mike Mullen, le général David Petraeus, à la tête du commandement militaire pour le Proche-Orient et l’Asie centrale, et le général Raymond Odierno, commandant des troupes en Irak. Celui qui est désormais le « commandant en chef » devait demander comment tenir l’une de ses grandes promesses : mettre fin à la guerre en Irak. M. Obama « demandera un calendrier pour le redéploiement des troupes de combat dans les 16 prochains mois », a dit Robert Gibbs. La journée chargée du nouveau président avait débuté par 10 minutes passées seul dans le bureau Ovale. Dix minutes pendant lesquelles il a lu le petit mot que lui a laissé George W. Bush dans le tiroir du haut de son bureau. Il était libellé « à l’attention de : 44, de la part de : 43 », a dit M. Gibbs, sans révéler la teneur du message. M. Bush était le 43e président des États-Unis. M. Obama en est devenu le 44e.
Passées les réjouissances, Barack Obama s’est retrouvé hier devant la tâche colossale de résorber la crise économique et d’achever deux guerres, en Irak et en Afghanistan. Ses premiers coups de fil ont été pour le Proche-Orient.
« Nous ne pouvons pas traîner, il y a beaucoup de choses qui pressent », avait déclaré Barack Obama mardi soir à la chaîne ABC. Joignant l’acte à la parole, le nouveau président s’est immédiatement plongé hier, au premier jour plein de son mandat, dans la crise au Proche-Orient, en multipliant les appels aux dirigeants de la région. Il a ainsi assuré au président Mahmoud Abbas qu’il entendait « œuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région », a affirmé le porte-parole du dirigeant palestinien, Nabil Abou Roudeina. Selon lui, M....