Éclairage
Les sanctions et le blocus compromettent la reconstruction
le 22 janvier 2009 à 00h00
Israël empêche l’Autorité palestinienne de transférer de l’argent vers la bande de Gaza pour payer ses fonctionnaires et ses retraités.
La reconstruction de Gaza, dévastée par 22 jours d’offensive israélienne et toujours sous contrôle du Hamas, risque d’être compromise par les sanctions internationales contre le mouvement islamiste palestinien conjuguées à la poursuite du blocus israélien. En effet, Israël n’autorise que la seule aide humanitaire dans la bande de Gaza depuis le coup de force du Hamas contre l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas en juin 2007. Et il n’est pas prêt à desserrer son étau tant que le Hamas, qui appelle à la destruction d’Israël, y demeure au pouvoir. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a indiqué qu’Israël fera en sorte que le processus de reconstruction « soit mené par des organisations internationales en coopération avec l’ONU, l’Égypte et l’Autorité palestinienne », et non par le Hamas. « Il est impossible que le Hamas dirige le processus de réhabilitation de la bande de Gaza et obtienne de ce fait la moindre légitimité », a-t-il déclaré. « Ce n’est qu’à ces conditions qu’Israël collaborera totalement à ce processus destiné à aider une population innocente. »
Pour l’Union européenne, l’emprise du Hamas sur Gaza est également l’une des données du problème. Comme les États-Unis, elle considère ce mouvement comme une organisation terroriste et se refuse à avoir des contacts avec lui tant qu’il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas à la violence. « Pour une reconstruction, vous avez besoin d’avoir un interlocuteur de l’autre côté », a estimé la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. « Comment cela sera-t-il fait ? Y’aura-t-il entre-temps un processus de réconciliation ? Que sera-t-il fait ? Tout cela reste ouvert. »
Pour contourner cette difficulté, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a proposé que le gouvernement de l’Autorité palestinienne dirige le programme de reconstruction à Gaza. Mais M. Abbas n’y exerce plus aucun pouvoir et sa proposition d’un gouvernement « d’entente nationale » a toujours jusque-là été rejetée par le Hamas. Par ailleurs, des responsables occidentaux et palestiniens ont rapporté hier qu’Israël empêche l’Autorité palestinienne d’y transférer de l’argent pour payer ses fonctionnaires et ses retraités.
Quant aux dirigeants arabes, ils se sont engagés à « apporter toute forme de soutien au peuple palestinien », mais ne sont pas parvenus à créer un fonds pour la reconstruction de Gaza. Seule l’Arabie saoudite a annoncé une aide d’un milliard de dollars pour la reconstruction du territoire.
Selon le Bureau central palestinien des statistiques, le coût des destructions des infrastructures dans la bande de Gaza lors de l’offensive israélienne (27 décembre-17 janvier) s’élève à 1,9 milliard de dollars. Il estime que 14 % des bâtiments et immeubles du territoire ont été détruits ou endommagés dans les bombardements, de même que de nombreuses routes, une partie du réseau électrique et d’adduction d’eau.
Parallèlement, la reconstruction des tunnels sous la frontière de Rafah qui sépare le sud de la bande de Gaza de l’Égypte ne semble toutefois pas affectée par les sanctions et le blocus.
Des habitants du secteur ont affirmé hier qu’une partie des tunnels sont de nouveau opérationnels et que du fuel est déjà parvenu d’Égypte.
Israël empêche l’Autorité palestinienne de transférer de l’argent vers la bande de Gaza pour payer ses fonctionnaires et ses retraités.
La reconstruction de Gaza, dévastée par 22 jours d’offensive israélienne et toujours sous contrôle du Hamas, risque d’être compromise par les sanctions internationales contre le mouvement islamiste palestinien conjuguées à la poursuite du blocus israélien. En effet, Israël n’autorise que la seule aide humanitaire dans la bande de Gaza depuis le coup de force du Hamas contre l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas en juin 2007. Et il n’est pas prêt à desserrer son étau tant que le Hamas, qui appelle à la destruction d’Israël, y demeure au pouvoir. Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a indiqué qu’Israël fera en sorte que le processus de...
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