Le musicien et poète Mansour Rahbani a été inhumé hier dans sa ville natale d’Antélias.
Ses obsèques ont eu lieu en présence du Liban officiel et politique, d’artistes et des membres de sa famille. La grande absente de la cérémonie était Feyrouz, belle-sœur de Mansour et la voix des frères Rahbani.
C’est à 12h30 hier que la dépouille mortelle de Mansour Rahbani, décédé mardi dernier, est arrivée à Antélias. Le cercueil multicolore, fabriqué selon le testament de l’artiste à partir de bois utilisé pour la scène, a été porté à bout de bras depuis la rue « des frères Rahbani », non loin de la cathédrale Saint-Élie de la localité.
Les funérailles ont été célébrées en présence d’une foule de plus d’un millier de personnes constituées d’officiels, d’artistes, de membres de la famille et d’anonymes.
Aux premiers rangs de l’assistance, Marwan, Ghady et Oussama Rahbani, fils du disparu, Élias Rahbani son frère, ainsi que Ziad et Rima Rahbani, ses neveux et enfants de Assi et Feyrouz. Cette dernière n’était pas présente à l’office religieux.
Étaient également présents, le ministre de la Culture Tammam Salam, représentant le chef de l’État Michel Sleiman, qui a remis à titre posthume à Mansour Rahbani la médaille d’or du Mérite libanais, le député Michel Moussa, représentant le président de la Chambre Nabih Berry, le ministre de l’Information Tarek Mitri, représentant le Premier ministre Fouad Siniora, l’ancien président de la Chambre Hussein Husseini et le chargé d’affaires de l’ambassade de Syrie à Beyrouth, Chawki Chmat, représentant le président syrien Bachar el-Assad.
L’office religieux, célébré en la cathédrale maronite Saint-Élie, a rassemblé des prélats de toutes les communautés. Ainsi l’évangile a été lu par l’évêque maronite d’Antélias, Mgr Youssef Béchara, et l’oraison funèbre a été lue par le métropolite grec-orthodoxe du Mont-Liban, Mgr George Khodr.
Ce dernier s’est penché sur l’œuvre de Mansour et des frères Rahbani, soulignant que dans leurs chansons et leurs pièces musicales, les frères Rahbani ont dépeint un Liban qui est une « promesse de liberté ». « Ils n’ont pas été à égale distance de l’oppresseur et de l’opprimé. Leurs œuvres sont porteuses d’un message, d’une bonne nouvelle », a-t-il ajouté.
De son coté, M. Salam a souligné qu’aujourd’hui « nous rendons hommage à celui qui a porté haut la culture libanaise ». « Les frères Rahbani, Assi qui nous a quittés en 1986 et Mansour, ont donné un exemple d’unité dans leur création artistique », a-t-il dit.
Pour sa part, le fils de Mansour Rahbani, Ghady, a donné lecture du message de la famille. Il a critiqué le gouvernement qui n’a pas décrété une journée de deuil national pour marquer le jour des funérailles de son père. « J’ai fait le compte, Mansour Rahbani a travaillé 700 000 heures pour le Liban alors que le Liban officiel ne lui a même pas accordé 12 heures », a-t-il dit. « Maintenant, 22 ans après la mort de Assi, les frères Rahbani sont à nouveau unis », a-t-il indiqué. « Le maître est parti mais son école demeure, l’empire des Rahbani se prolongera à l’infini avec Feyrouz, Élias, Ziad, Marwan, Ghady, Oussama, Rima, Ghassan, Jad et toutes les générations de la famille », a-t-il souligné en conclusion.
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Ses obsèques ont eu lieu en présence du Liban officiel et politique, d’artistes et des membres de sa famille. La grande absente de la cérémonie était Feyrouz, belle-sœur de Mansour et la voix des frères Rahbani.
C’est à 12h30 hier que la dépouille mortelle de Mansour Rahbani, décédé mardi dernier, est arrivée à Antélias. Le cercueil multicolore, fabriqué selon le testament de l’artiste à partir de bois utilisé pour la scène, a été porté à bout de bras depuis la rue « des frères Rahbani », non loin de la cathédrale Saint-Élie de la localité.
Les funérailles ont été célébrées en présence d’une foule de plus d’un millier de personnes constituées d’officiels, d’artistes, de membres de la...