Le Liban continue d’être ébranlé par la guerre de Gaza, et les réactions publiques se multiplient. Les personnalités politiques et civiles, quel que soit leur camp, affichent leur solidarité avec le peuple palestinien, mais offrent des analyses différentes de la façon dont la crise doit être canalisée.
Pour les forces du 14 Mars, la priorité reste de garder le Liban à l’écart des affrontements, pour éviter un nouvel embrasement. Ainsi, selon le député Michel Pharaon, qui s’exprimait sur la Voix du Liban, ce ne sont pas seulement les armes qui protégeront le Liban de la crise : il faut d’abord veiller à préserver l’unité de l’État et de l’armée, et « s’accrocher à la démocratie ».
Le Front pour la liberté, de son côté, a publié un communiqué dans lequel il accuse la libre circulation des armes, à l’intérieur comme à l’extérieur des camps palestiniens, d’être à la source du problème. Il s’agit donc à ses yeux, une fois de plus, d’encourager l’armée et de favoriser son rôle « pour empêcher le Liban de sombrer dans une guerre sans fin. »
De l’autre côté de l’échiquier politique, les consultations se succèdent également, mais leurs conclusions prônent une solidarité plus radicale avec les combattants palestiniens. L’ancien député Bahaeddine Itani, lors d’une visite à Omar Karamé, a déclaré qu’il fallait, « en tant que croyant, marquer sa solidarité avec la cause juste, et la défendre avec tout ce que nous avons : les armes, l’argent et le sang ».
Le mot d’ordre reste cependant l’unité face à la menace israélienne. C’est dans ce sens que s’est exprimé Omar Karamé – déclarations similaires de la part du député Ali Khreiss dans son fief de Tyr ou encore de cheikh Abdel Amir Kabalan, président du Conseil supérieur chiite, qui a appelé à une prise de conscience mondiale de la situation à Gaza.
À ce propos, l’ancien Premier ministre Sélim el-Hoss a rencontré l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa, et l’a remercié pour son rôle dans l’adoption d’une prise de position de la part de la communauté internationale au sujet de Gaza. L’uléma Mohammad Hussein Fadlallah, quant à lui, recevait une délégation iranienne et a exprimé ses vues sur le degré de préparation d’un pays à une menace étrangère : il ne faut pas seulement être prêt politiquement et militairement, mais également sur le plan culturel et scientifique.
La catastrophe humanitaire qui s’est abattue sur la bande de Gaza figure en bonne place parmi les préoccupations des acteurs politiques comme des représentants de la société civile. Ibrahim Chamseddine, ministre d’État pour le Développement administratif, a vivement condamné l’utilisation par l’armée israélienne d’armes chimiques au phosphore. Par ailleurs, l’ordre des médecins de Beyrouth et son homologue du Nord ont dénoncé dans un communiqué de presse la situation désastreuse des blessés palestiniens et l’impossibilité pour le personnel médical de leur apporter le secours nécessaire. Une manifestation de solidarité est prévue jeudi à la Maison du médecin.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Liban continue d’être ébranlé par la guerre de Gaza, et les réactions publiques se multiplient. Les personnalités politiques et civiles, quel que soit leur camp, affichent leur solidarité avec le peuple palestinien, mais offrent des analyses différentes de la façon dont la crise doit être canalisée.
Pour les forces du 14 Mars, la priorité reste de garder le Liban à l’écart des affrontements, pour éviter un nouvel embrasement. Ainsi, selon le député Michel Pharaon, qui s’exprimait sur la Voix du Liban, ce ne sont pas seulement les armes qui protégeront le Liban de la crise : il faut d’abord veiller à préserver l’unité de l’État et de l’armée, et « s’accrocher à la démocratie ».
Le Front pour la liberté, de son côté, a publié un communiqué dans lequel il accuse la libre circulation des...