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Actualités - Chronologie

Bernanke : La Fed dispose encore d’outils puissants

Le président de la Fed, Ben Bernanke, a assuré hier que son institution conservait des « outils puissants » contre la crise bien qu’elle ne puisse plus compter sur l’arme des taux, depuis que ceux-ci ont été ramenés pratiquement à zéro. « Je crois que la Fed dispose encore d’outils puissants pour combattre la crise financière et le ralentissement économique », a déclaré M. Bernanke, qui s’exprimait à la London School of Economics de Londres. Parmi ces outils, M. Bernanke a mentionné le fait que la Fed puisse « influencer les taux d’intérêt à long terme en informant le public sur le cours futur de sa politique monétaire ». Une autre possibilité mentionnée est l’accroissement du recours à l’emprunt par le Trésor, pour que celui-ci puisse financer les mesures de soutien à l’économie de la Fed. M. Bernanke a aussi estimé qu’un plan de relance budgétaire, comme celui que prépare le président élu américain Obama, ne suffirait pas à assurer un retour à la croissance durable aux États-Unis s’il n’est pas accompagné de mesures de stabilisation des marchés prolongeant celles déjà engagées. Il a aussi plaidé pour que les gouvernements de la planète s’entendent face à la crise, jugeant la coopération internationale « essentielle » pour « assurer les bases d’une reprise saine et durable » qui, selon lui, pourrait arriver à la fin de l’année. Face à la crise, la Fed s’est engagée dans une politique d’accroissement des liquidités extrême, prêtant aux banques et aux intermédiaires financiers à tout-va, ou rachetant des titres à plus ou moins long terme pour détendre les taux des marchés financiers. Ces mesures ont contribué à plus que doubler la taille de son bilan en l’espace de trois mois. La Fed a par ailleurs abaissé en décembre son taux directeur à un niveau jamais vu, en l’autorisant à fluctuer entre 0 et 0,25 %. M. Bernanke a promis que la Fed continuerait ses « actions extraordinaires » et a refusé de fixer une limite quantitative aux actions de la Banque centrale. Sans mentionner explicitement le plan de relance de quelque 800 milliards de dollars préparé par M. Obama, M. Bernanke a jugé que « la politique budgétaire peut stimuler l’activité économique mais qu’une reprise durable nécessitera également un plan complet pour stabiliser le système financier et permettre le retour à un flux normal du crédit ». Le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, a affirmé hier qu’il devrait disposer des voix nécessaires pour un déblocage cette semaine de la seconde moitié du plan de recapitalisation des banques, soit 350 milliards de dollars, comme l’a demandé Barack Obama.
Le président de la Fed, Ben Bernanke, a assuré hier que son institution conservait des « outils puissants » contre la crise bien qu’elle ne puisse plus compter sur l’arme des taux, depuis que ceux-ci ont été ramenés pratiquement à zéro. « Je crois que la Fed dispose encore d’outils puissants pour combattre la crise financière et le ralentissement économique », a déclaré M. Bernanke, qui s’exprimait à la London School of Economics de Londres. Parmi ces outils, M. Bernanke a mentionné le fait que la Fed puisse « influencer les taux d’intérêt à long terme en informant le public sur le cours futur de sa politique monétaire ». Une autre possibilité mentionnée est l’accroissement du recours à l’emprunt par le Trésor, pour que celui-ci puisse financer les mesures de soutien à l’économie de la...