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Actualités - Chronologie

Conseil des ministres Orascom et Zain choisis pour gérer les réseaux cellulaires

Sahar AL-ATTAR À l’issue de l’appel d’offres, le gouvernement a désigné une compagnie égyptienne pour remplacer l’ex-opérateur Alfa, en laissant mtc touch à Zain. En attendant une éventuelle privatisation, l’un des deux réseaux de téléphonie mobile sera géré par la société koweïtienne Zain (mtc touch) tandis que l’autre sera géré par l’opérateur égyptien Orascom. Le Conseil des ministres, réuni hier à Baabda, a désigné ces deux opérateurs (pour un an renouvelable une fois) parmi les trois compagnies ayant participé à l’appel d’offres lancé pour la gestion des réseaux. Sofrecom, filiale de France télécom, a ainsi été écartée, les prix proposés ayant été jugés trop élevés. « Je n’ai pas compris pourquoi Sofrecom a proposé un prix supérieur à celui auquel nous avions abouti lors des négociations de gré à gré », a souligné le ministre des Télécommunications Gebran Bassil à L’Orient-Le Jour. Rappelons qu’à l’expiration des contrats des anciens opérateurs (Alfa et mtc touch), en novembre dernier, le ministre avait présenté au gouvernement des offres négociées de gré à gré avec Sofrecom et Zain. Mais il a été prié d’organiser un appel d’offres au nom de la transparence. En attendant, mtc touch a poursuivi ses activités tandis que le réseau opéré par Alfa est passé sous la tutelle du ministère. Les offres négociées de gré à gré étaient inférieures aux offres soumises jeudi dernier d’environ 4 millions de dollars, a indiqué M. Bassil. « Mais nous sommes finalement parvenus à obtenir une baisse supplémentaire de 3%, ce qui veut dire que le montant des contrats actuels sera presque similaire à ceux que nous avions négocié de gré à gré », a-t-il ajouté. Mais au-delà des éventuels avantages de ces contrats pour le Trésor, que va changer cette nouvelle gestion pour les utilisateurs ? « L’apport majeur des nouveaux contrats par rapport aux précédents est qu’ils comprennent l’obligation pour les opérateurs d’exécuter les plans d’extension des réseaux élaborés par le ministère, faute de quoi une amende leur sera imposée, a répondu M. Bassil. Concrètement, cela veut dire une amélioration du service, une meilleure couverture et sans doute une baisse des prix. » En effet, « l’esprit du contrat est différent » dans le sens où les opérateurs seront incités à baisser leur prix pour accroître leur nombre d’abonnés puisque leur rémunération variera en fonction des coûts opérationnels par ligne. Les critères de rémunération ne reposent donc plus sur les revenus générés et sur les coûts opérationnels globaux mais sur le revenu par utilisateur, a expliqué le ministre. Les opérateurs seront également évalués en fonction de certains indices de qualité et la politique de distribution sera améliorée, a-t-il ajouté. « Les deux opérateurs sélectionnés bénéficient de l’expérience et de la compétence nécessaires pour mener à bien la mission qui leur a été confiée », a conclu Gebran Bassil.
Sahar AL-ATTAR

À l’issue de l’appel d’offres, le gouvernement a désigné une compagnie égyptienne pour remplacer l’ex-opérateur Alfa, en laissant mtc touch à Zain.
En attendant une éventuelle privatisation, l’un des deux réseaux de téléphonie mobile sera géré par la société koweïtienne Zain (mtc touch) tandis que l’autre sera géré par l’opérateur égyptien Orascom. Le Conseil des ministres, réuni hier à Baabda, a désigné ces deux opérateurs (pour un an renouvelable une fois) parmi les trois compagnies ayant participé à l’appel d’offres lancé pour la gestion des réseaux. Sofrecom, filiale de France télécom, a ainsi été écartée, les prix proposés ayant été jugés trop élevés. « Je n’ai pas compris pourquoi Sofrecom a proposé un prix supérieur à celui auquel nous avions...